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Guadeloupe : Provocation contre Elie Domota, Secrétaire général de l’UGTG

09 Juil 2019
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Pointe-à-Pitre. Mardi 9 juillet 2019. Les faits : Jeudi 4 juillet 2019, à 9heures du matin, heure locale, Elie Domota, Secrétaire général de l’UGTG (1ère organisation syndicale de Guadeloupe) a été convoqué dans les locaux de la police de Pointe à Pitre, au motif qu’il serait « soupçonné d’avoir commis ou tenter de commettre une infraction, en l’espèce, outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique ».

Arrivé au commissariat, le Secrétaire général apprend qu’il s’agit d’une plainte du préfet qui l’accuse de l’avoir traité de pédophile dans une lettre que le syndicaliste a adressée aux élus.
Cette convocation doit être qualifiée pour ce qu’elle est, un guet-apens, une provocation.
Elle s’inscrit dans une véritable chasse à l’homme, chasse au syndicaliste qui se développe depuis des années en Guadeloupe. Cette situation a été établie publiquement par notre comité et exposée successivement devant plusieurs ministres de la Justice.

Pensant faire diversion à la colère sociale des travailleurs, du peuple, de la jeunesse de Guadeloupe dont les aspirations et revendications sont piétinées, les autorités organisent provocations, procès, menaces de toutes sortes pour tenter de terroriser et ainsi d’étouffer toute protestation. En vain.

Souvenons-nous : Il y a un peu plus d’un an, en mars 2018, un procès en sorcellerie a été organisé contre Elie Domota. Sa particularité ? Le plaignant – une créature du Medef- avait retiré sa plainte, les témoins du plaignant s’étaient faits porter pâles et, quant au Medef lui-même, il était resté dans les coulisses. Un procès sans preuve, sans témoin, sans plaignant dont l’unique but pour le procureur était de faire condamner Elie Domota. Tout cela s’est terminé par un fiasco retentissant ; mais pour le préfet représentant de l’Etat, qui cherche à prendre sa revanche, les choses ne peuvent en rester là.

La grossièreté, le caractère provocateur de cette plainte du préfet ne doivent d’aucune façon nous faire sous-estimer sa signification. La répression antisyndicale, notamment contre l’UGTG, qui n’a jamais cessé, redouble d’intensité. Elle cherche à prévenir une explosion sociale dont les signes avant-coureurs s’accumulent et apparaissent une nouvelle fois au grand jour. La population est à bout.

Le Secrétaire général de l’UGTG a refusé, à juste titre, de se soumettre aux procédures du fichage, empreintes génétiques, etc. Il l’a dit, et nous avec lui : « Je suis un syndicaliste pas un bandit ». Il entend, avec son avocat, porter plainte contre Monsieur le préfet afin de voir si celui-ci sera convoqué, également photographié et si on prendra ses empreintes ADN.

Le Cicr s’adresse à tous, comme par le passé : la mobilisation internationale mettra en échec la provocation étatique.
Le Cicr adresse à l’UGTG, à son Secrétaire général l’assurance de sa complète solidarité. Il s’agit de libertés syndicales, il s’agit de liberté tout court.

NE TOUCHEZ PAS A ELIE DOMOTA !

Paris, le 5 juillet 2019

CCN

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