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Cuba. Venezuela : Les États-Unis les élèvent et la haine de classe les réunit

05 Sep 2016
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La Havane. Lundi 5 Septembre 2016. CCN. Des porte-paroles du gouvernement états-unien ont évoqué une récente lettre envoyée par des chanceliers de pays d'Amérique Centrale dans laquelle ils réclament la fin de la loi migratoire.Le gouvernement des Etats-Unis a rejeté mardi tout changement à la Loi d'Ajustement Cubain malgré la crise dans les pays d'Amérique Centrale et d'Amérique du Sud à cause de l'augmentation exponentielle du flux de migrants cubains qui cherchent à aller aux Etats-Unis.

« L'administration n'a pas présenté de proposition de loi pour changer cela », a dit le porte-parole du président Josh Earnest en évoquant la loi qui permet de rester légalement aux Etats-Unis aux Cubains qui entrent dans le pays par la terre et sans papiers.

Earnest a déclaré que son gouvernement travaille avec d'autres pays de la région pour trouver une réponse non seulement au problème des migrants cubains mais aussi au problème de ceux qui arrivent de ce qu'on appelle le Triangle Nord de l' Amérique Centrale.

Le porte-parole du Département d'Etat John Kirby a confirmé qu'il avait reçu la lettre envoyée lundi au chef de la diplomatie états-unienne John Kerry par les chanceliers de Colombie, du Costa Rica, de l'Equateur, du Salvador, du Guatemala, du Mexique, du Nicaragua, du Panamá et du Pérou.

« Evidemment, nous sommes préoccupés par la sécurité de tous les migrants de la région, même ceux qui essaient d'aller au nord par le sud et le centre de l'Amérique et par le Mexique », a déclaré Kirby dans sa conférence de presse quotidienne.

« La migration illégale implique au moins des voyages dangereux qu'illustrent les risques qui leur sont inhérents et les incertitudes, la collaboration avec le crime organisé et même les trafiquants de personnes en essayant d'arriver aux Etats-Unis, » a-t-il ajouté.

Bien que les Etats-Unis « continuent d'encourager tous le pays à respecter les droits de l'homme des migrants » et continueront à parler de ce sujet « avec des Gouvernements de al région », ils n'ont aucun plan de changement de leurs politiques migratoires, a noté Kirby.

Dans leur lettre, les chanceliers ont exposé les effets de cette loi, responsable de l'augmentation subite des flux migratoires de Cubains qui cherchent des routes terrestres pour arriver aux Etats-Unis.

Ce sujet avait déjà été abordé la semaine dernière, lorsque le président états-unien Barack Obama et le vice-président Joseph Biden ont rencontré le président du Costa Rica, Luis Guillermo Solís.

L'affluence des Cubains qui souhaitent se rendre aux Etats-Unis a ouvert une route depuis l'Equateur, un pays qui ne demande pas de visa aux citoyens de l'île mais cette route a été interrompue en novembre dernier quand le gouvernement du Nicaragua leur a fermé sa frontière.

Le dernier afflux massif s'est produit sur la frontière de Colombie avec le Panamá après que ce dernier gouvernement ait opté pour fermer également sa frontière aux migrants cubains. C'est pourquoi Bogotá a renvoyé des milliers de citoyens en Equateur ou à Cuba.

Une loi qui a coûté des milliers de vies

La Loi d'Ajustement Cubain, un monstre de loi adopté en 1966 dans le but délibéré d'inciter les départs illégaux de citoyens cubains vers les Etats-Unis. Unique au monde, elle offre aux Cubains qui arrivent aux Etats-Unis par des voies illégales des privilèges auxquels les citoyens d'aucune autre nationalité et d'aucun autre pays n'ont droit.

L'encyclopédie cubaine Ecured rappelle que, à cause de cette politique et de l'existence de cette Loi, l'enfant Elián González fut victime, en novembre 1999 d'une tentative d'émigration illégale et ensuite, de l'enlèvement qui l'a obligé à rester, sans aucune raison légale, pendant 6 mois aux Etats-Unis, un fait qui est devenu une des préoccupations les plus importantes de l'opinion publique internationale et nord-américaine.

Pendant plus de 40 ans, ont péri et sont toujours en danger de mort, des êtres humains et même des enfants, qui sont incités à se lancer dans de telles aventures à cause d'un politique immorale, anachronique et sans aucune éthique et sens humain.

Le gouvernement de Cuba continuera à alerter sur les graves risques et les graves dangers que provoque cette loi et ne cessera pas de dénoncer les responsables de son application.

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