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Haïti. Salaire minimum, il reste à déterminer la hausse

30 Jui 2017
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Port-au-Prince. Vendredi 30 juin 2017. Lenouvelliste/CCN. Après l’article en une d’hier, dans une note adressée au Nouvelliste, Fernando Capellan a précisé sa pensée.

« Mes commentaires étaient pour renforcer le fait qu'un examen périodique des salaires, à travers un processus institutionnel du CSS, est le bon lorsque l’on considère une augmentation du salaire minimum, au lieu des grèves et des manifestations violentes et des demandes non fondées », a indiqué le patron de Grupo M & de CODEVI. Dans une interview accordée à Magik 9 jeudi matin, Georges Sassine, président de l’Association des industries d’Haïti, a abondé dans le même sens. Il est pour une révision des salaires dans la sous-traitance à travers les mécanismes prévus par le Conseil supérieur des salaires (CSS).

Ces éclaircissements sont nécessaires et devraient aider le CSS à faire son travail. La loi ne prévoit que des révisions à la hausse des salaires. L’année dernière, à pareille époque, la question n’était pas sur le tapis car rien ne laissait augurer la hausse de l’inflation.

Ni la décote de la gourde.Ni la hausse des prix du transport.

Pour ne considérer que ces variables. La fixation périodique des salaires qui devrait être un exercice technique, mécanique, automatique, a toujours été politique en Haïti.

Pendant longtemps, les hausses de salaires étaient présentées comme des cadeaux du président à vie de la République. À partir de 1991, les hausses se sont opérées après de vrais bras de fer entre l’État et les patrons.

Depuis la loi de Steven Benoît sur la question, l’État, sur la promesse d’emplois à venir, de René Préval à Jovenel Moïse, ménage la chèvre et le chou. L’État détourne la tête quand la chèvre mange le chou ou se presse quand le chou s’énerve. Mais d’une façon générale, il y a toujours eu hausse des salaires à chaque fois que le sujet est mis sur le tapis même si les uns et les autres paraissent toujours surpris du cours des choses. Les raisons sont simples :

l’État ne fait pas son travail. Les patrons ne soignent pas en Haïti l’image de leur industrie. Les ouvriers n’ont que les recours sauvages pour discours. Pour les salaires comme pour le reste, nous sommes des émotifs qui ne planifient rien.

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