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Haïti. Des organisations féministes s’élèvent contre des hauts fonctionnaires de l’Etat accusés de violences envers les femmes

28 Nov 2017
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Port-au-Prince. Mardi 28 Novembre 2017. Alterpresse/CCN. La Solidarite fanm ayisyèn (Sofa) et Kay Fanm s’élèvent contre la présence, au niveau de l’administration publique, de hauts fonctionnaires accusés de violences envers les femmes.

Deux noms qui resurgissent durant cette quinzaine contre la violence faite aux femmes, débutée le 25 novembre écoulé : Renan Hédouville, protecteur du citoyen, et Josué Pierre-Louis, coordonnateur général de l’Office de management et des ressources humaines (Omrh).

L’Office de protection du citoyen (Opc) est une institution prestigieuse, et comme telle, elle doit avoir à sa tête, des personnages qui vont se mettre, au service du pays, estiment les deux organisations féministes qui font référence à Renan Hédouville.

Elles rappellent avoir, en 2004 et 2005, « accueilli et accompagné un cas de violence conjugale, impliquant ce dernier.

La Sofa et Kay fanm dénoncent également Josué Pierre-Louis, ancien membre du Conseil électoral provisoire (Cep), et actuel coordonnateur d’Omrh, qui aurait été impliqué dans un dossier de viol, en 2012, sur une employée.

782 femmes et filles ont été victimes de viols, dans l’Ouest et la Grande-Anse, pour la période allant de janvier 2016 à octobre 2017, a indiqué Sofa, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre dernier.

Dans un communiqué de presse, le Réseau frontalier Jeannot succès pour la promotion et la défense des droits humains (Rfjs) attire l’attention des autorités haïtiennes et de l’opinion publique sur les différentes formes de violences dont sont victimes les femmes dans les milieux ruraux spécialement sur la bande frontalière entre Haïti et la République dominicaine.

L’absence ou le manque de services dans les rares centres de santé existants dans les points frontaliers pousse ces femmes à se réfugier de l’autre côté de la frontière à la recherche d’une meilleure assistance médicale, selon le Rfjs.

Le plus souvent, elles font l’objet de mauvais traitements de la part des autorités dominicaines.

Quinze (15) femmes enceintes ont été interceptées, le vendredi 24 novembre 2017, à la frontière Ouanaminthe /Dajabon avant d’être refoulées en Haïti.

Url de article : http://www.alterpresse.org/spip.php?article22392#.Wh0_U7SdU_U

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