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Guadeloupe. Scoop 2015 : Plus « Charlie » que jamais Lurel offre 100.000 euros aux journalistes guadeloupéens !

23 Jan 2015
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Guadeloupe. Scoop 2015 : Plus « Charlie » que jamais Lurel offre 100.000 euros aux journalistes guadeloupéens ! © CCN

Pointe-à-Pitre. Vendredi 23 janvier 2015. CCN. Le président de la Région Guadeloupe, tout le monde le sait est médiaphile. Ainsi donc, hier mercredi, les traditionnels voeux à la presse, se sont déroulés dans un restaurant pointois, offrant une vue imprenable sur la façade maritime du Mémorial Act. Lurel a réaffirmé qu’après son premier quart de siècle en politique, il n’avait jamais décroché son fone pour interpeller un journaliste Notre confrère Gilbert Pincemail souvent très critique à l’égard du président-député, mais absent à ce déjeuner politico-médiatique, ne devrait pas (sauf erreur de notre part) affirmer le contraire. Ces voeux ont surtout été l’occasion pour V.Lurel d’affirmer qu’aux prochaines élections, (sauf clarification de dernière heure, mais tout est possible !) le PS, ne fera pas d’alliance avec le GUSR le parti de son collègue et ami Jacques Gillot, président du Conseil Régional. La cause est désormais entendue. L'hypothèse d’un président 100% socialiste à la tête de la future assemblée issue des élections de mars 2015, n’est plus à exclure. Ce n’est même pas un scoop. On évitera donc de dire que le torchon brule entre Lurel et Gillot Le microcosme politique et les medias sont coutumiers des alliances/mésententes /bab/babyé/chiraj accord/désaccord entre les 2 exécutifs. Vraiment Rien de neuf. Au soir du 29 mars on comptera les morts et les blessés dans les 2 camps. Sinon le vrai faux scoop du jour, ce fut l’annonce faite par le PDR de la création d'un « fonds de 100.000 euros » mis à la disposition du Club Presse Archipel Guadeloupe, pour la formation et le développement d échanges avec les journalistes caribéens. Cela aurait pu être une vraie info, sauf que visiblement Lurel et son conseiller politico-médiatique Thierry Fundéré (Rédacteur en chef de RCI) ne semblent pas savoir que feu le Club Presse Archipel Guadeloupe, (FCPAG) qui a connu ses heures de gloire (affaire Silvère Selbonne) au début du 21é siècle est une structure fantôme en totale léthargie, qui ne se réunit plus depuis des-années, qui ne produit et n’organise plus aucune manifestation, ne fait plus d'AG...

Son actuel « président » Emmanuel Gombauld, nous disait hier soir son souhait le plus cher est d'essayer (essayer dit-il) de réunir une AG pour passer la main. Autant dire que le cadeau présidentiel, ne risque pour l’heure d'atterrir au CPAG ! Il nous semble, et sur point,-la profession qui n’a p as été consultée-est unanime. la Guadeloupe a réellement besoin d’un vrai Centre de Formation de Journalistes, (CFJ) ouvert si besoin à des caribéens. Une telle initiative, serait à notre sens plus porteuse d’avenir pour le pays et la profession qu'un saupoudrage à 100. 000 euros’Il faut savoir que la création d’un CFJ guadeloupéen est une proposition qui a déjà été maintes fois faites aux deux exécutifs, (Lurel/Gillot) mais qui n'a jamais entrainé ni étude, ni décision positives.. Donc le scoop Lurel, tombe à plat. A noter que suite à l’article de CCN sur « Fisher et le mémorial Act », aucun journaliste n’a osé poser une question sur ce dossier et pourtant en préalable au discours que CCN reproduit ici dessous Lurel dit être prêt à répondre à TOUTES les questions…. Il n’a pas été entendu.


Le discours de Victorin Lurel face à la presse

Ce moment d’échanges privilégiés avec vous intervient malheureusement dans un contexte douloureux pour votre profession qui vient de payer un lourd tribut pour la défense de sa liberté de s’exprimer, de dire, de caricaturer, de déranger, de bousculer les codes.

D’aucun s’interrogent aujourd’hui sur la retenue que les médias devraient s’imposer ou pas lorsqu’ils se moquent des religions. D’autres débats ont court autour de la liberté d’expression. A-t-elle un caractère absolu qui permettrait tout sans aucune limite ou a-t-elle une dimension relative qui admet certaines limites que la loi définit ?

C’est parce qu’ils ont usé de cette liberté que vos confrères de Charlie Hebdo sont tombés sous les balles du fanatisme islamiste radical provoquant un flot de réactions indignées et de condamnations à l’échelle du monde.

Je dois vous dire que j’ai observé avec une certaine émotion le sursaut de la nation et l’unité affichée par notre pays lors de la manifestation du 11 janvier dernier. A l’instar des grandes villes de France, la Guadeloupe a montré avec éclat ce jour-là son attachement aux valeurs de la république et son refus de la barbarie.

La liberté d’expression est une liberté fondamentale. C’est un droit au même titre que la liberté de penser, de culte, d’opinion. Ce n’est pas seulement une liberté de parole, mais de publication incarnée précisément par la liberté de la presse essentielle dans toute démocratie.

Cette liberté qui nous est chère et qui constitue l’essence même de vos métiers, vous aurez à en user et je dirais même à en abuser durant les prochains mois avec l’exigence de rigueur qu’impose votre profession.

Le rôle de la presse est considérable, voire primordial en période électorale. Cela vous confère davantage de responsabilités au sens démocratique du terme. Cela vous contraint à encore plus d’éthique professionnelle, de respect de la déontologie, d’équidistance et d’équité.

C’est au minimum ce qu’attendra de vous l’opinion guadeloupéenne, en cette année 2015, pour un débat public que j’espère de qualité et où les dossiers qui détermineront la compétitivité future de notre territoire seront abordés en profondeur.

Vous connaissez mon franc-parler. Il n’est en rien attentatoire à votre probité et encore moins à votre personne. Mais le reflet de la même exigence de rigueur intellectuelle que je m’impose chaque jour dans l’exercice de mes responsabilités de représentant du peuple.

Comme je le dis souvent, je n’attends pas de la presse qu’elle me fasse allégeance et certainement pas qu’elle défende à ma place mon bilan. J’attends d’elle, dans un pays où l’opinion est de plus en plus éclairée, qu’elle soit juste et autant que possible objective.

Il y va de votre crédibilité et du devenir de notre Guadeloupe qui ne saura se construire sans une presse forte, respectée et garante de notre démocratie locale.

Pour illustrer mon propos, je serai tenté de paraphraser cette belle citation de Voltaire : « Je ne suis pas [toujours] d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ».

C’est une pensée que je partage volontiers et je suis convaincu que vous saurez me le rappeler durant les mois qui viennent au gré de l’actualité au sens large, mais plus singulièrement des joutes électorales et autres faits de campagne auxquels nous n’échapperons pas.

Je sais que rien ne me sera épargné d’ici à décembre 2015. Que les alliés d’hier seront sans doute, si ce n’est déjà le cas, les adversaires les plus féroces de demain. C’est aussi ça la règle du jeu en politique.

Je n’ai pourtant jamais cessé de prôner l’unité des forces de gauche car nous sommes largement majoritaires en Guadeloupe. On ne pourra pas faire le reproche à la fédération socialiste d’avoir lézardé le socle de gauche. Nous laissons cette responsabilité à d’autres, qui assument désormais publiquement leur volonté d’en découdre. Alors dont acte. Et si nos alliés se révèlent être effectivement des adversaires, nous les combattrons.

Je reste persuadé que la volonté de relancer la question de l’évolution de nos institutions n’est pas neutre sachant ce sur quoi nous nous sommes engagés devant le peuple en 2010. J’y vois davantage un prétexte qu’une réelle volonté politique affirmée.

La réforme territoriale telle qu’elle est envisagée pose un nouvel acte de la décentralisation, où il est question de supprimer au niveau national les départements.

J’ai demandé au Président de la République, que la Guadeloupe demeure dans le droit commun, conformément à nos engagements de stabilité institutionnelle évoqués précédemment.

Mais rester dans le droit commun ne doit pas nous empêcher de faire valoir les spécificités et les contraintes auxquelles nous sommes exposés. Plus encore qu’hier je suis convaincu que la réforme du gouvernement Valls est la meilleure option, que c’est la solution la moins traumatisante pour la majorité de nos compatriotes.

Je maintiens que c’est aussi la voie qui garantit à notre région une stabilité, en même temps qu’elle assure des transferts progressifs.

Reste maintenant à organiser de manière équilibrée le territoire. C’est un des objectifs de cette réforme territoriale qui se heurte, vous en conviendrez, à quelques écueils liés au choc de l’intercommunalité qui n’a pas été suffisamment anticipé et appréhendé.

Une réflexion est nécessaire sur l’articulation et la mise en œuvre concrète des compétences de nos collectivités, de ces communautés d’agglomération et des communes.

C’est en cela que j’ai confié à Messieurs Pierre-Yves Chicot et Vincent Aubelle, en leurs qualités respectives de maître de conférence en droit public à l’UAG et de professeur des universités à Paris, spécialiste du droit de la décentralisation et de l’intercommunalité, une mission sur l’état de la coopération intercommunale en Guadeloupe.

Ils me remettront prochainement un rapport dont l’idée centrale va consister à tracer des perspectives pour une organisation plus efficace au niveau de notre territoire.

Il m’importe aujourd’hui de faire en sorte que les Guadeloupéens aient l’assurance que nous soyons en mesure de répondre à leurs attentes, aux besoins du quotidien et aux priorités auxquelles nous devons faire face.

Quelle que soit l’évolution qui interviendra pour nos institutions, elle ne devra pas se faire au détriment des Guadeloupéens. Je me suis toujours battu en ce sens, et je continuerai.

C’est le contrat moral que j’ai avec les électeurs qui ont massivement réélu en 2010 notre liste « Tous pour la Guadeloupe ».

L’urgence pour la Guadeloupe je le réaffirme n’est pas institutionnelle.

Ce n’est pas le cadre dans lequel s’exerce localement le pouvoir politique qui est la cause du manque d’efficacité criant des collectivités compétentes en matière d’alimentation en eau de nos populations, de traitement des déchets, de transport interurbain, de prise en charge de la dépendance, de politique de la petite enfance.

C’est la conséquence d’une absence manifeste de volonté politique, d’audace et de vision à long terme, qu’on ne saurait nous imputer.

La fédération socialiste aura donc son programme pour les élections départementales des 22 et 29 mars 2015 avec l’ambition de conduire une politique plus efficace à la tête du conseil général. Un programme qui sera porté par l’ensemble de nos candidats et ceux qui bénéficieront de notre soutien. Le moment venu, les instances du parti vous le présenteront.

Mais pour nous désormais les choses sont claires : Il s’agit de proposer une alternative à la gouvernance actuelle de l’assemblée départementale.

Les échéances électorales, en dépit du fait, qu’elles constituent pour certains partis un enjeu vital voir existentiel cette fois, ne doivent cependant pas, comme c’est hélas souvent le cas, impacter négativement l’activité économique.

La région Guadeloupe a voté à l’unanimité sans une voix contre, un budget primitif 2015 placé sous le signe de la détermination de notre collectivité à relancer l’économie grâce à la commande publique.

C’est ce qui nous a conduit à a opter pour une politique contra-cyclique de recours à un emprunt de 100 M€ qui pourra être porté à 150 M€ si besoin, pour arrêter de subir la crise, avec comme feuille de route les dix priorités de l’action régionale.

A savoir, moderniser notre économie et assurer les transformations nécessaires à une meilleure performance, promouvoir les politiques en faveur de l’emploi et assurer aux jeunes prioritairement des perspectives d’avenir décent, favoriser l’égalité des chances et aller plus loin dans l’accès au savoir notamment avec le haut débit, ouvrir la Guadeloupe au monde, faire le choix du développement durable, préserver notre foncier et notre environnement, promouvoir le sport et la culture, améliorer les conditions de vie des Guadeloupéens et assurer la satisfaction de leurs besoins fondamentaux, moderniser nos infrastructures et les modes alternatifs de transport, soutenir et accompagner les communes, mieux coopérer avec la Caraïbe.

J’ai décidé de compléter ces priorités, par des actions dans le domaine de la solidarité intergénérationnelle, en accompagnant notre transition démographique pour en faire un vivier d’opportunité pour les jeunes et en faisant de la maitrise des langues une priorité à l’horizon 2025 afin que les générations futures parlent l’anglais et l’espagnol, au terme de leur scolarité.

Mais l’année 2015 sera surtout celle de la réalisation de nos programmes d’investissements structurants que sont plus particulièrement l’achèvement du chantier du Mémorial ACTe, le démarrage des travaux du barrage de Moreau, la poursuite des travaux de contournement de Rivière des Pères, le démarrage du chantier de la déviation de la Boucan, l’entretien des routes et réseaux, la réalisation du cyclotron, la reconstruction de Baimbridge, la création d’une structure unique de l’eau, la restructuration du SYVADE, ou encore l’accompagnement de l’université des Antilles.

Il nous faudra également réussir la gestion partenariale des fonds structurels européens, lutter avec encore plus d’énergie contre la vie chère en favorisant notamment dans la distribution, le regroupement de petites unités et en encourageant la création de centrales d’achats.

2015 sera aussi pour la Guadeloupe grâce à l’ambition affichée par le conseil régional, l’année de la poursuite de notre volonté de faire rayonner notre destination par le biais du nautisme.

Après le succès populaire, sportif et médiatique incontesté de la Route du rhum – Destination Guadeloupe, dont les études diligentées depuis, achèvent de mesurer les retombées économiques pour notre archipel, notre territoire accueillera dans quelques mois la Mini Transat qui prendra l’appellation Mini Transat des îles de Guadeloupe. C’est un autre marqueur fort de notre choix stratégique de décliner à l’infini les priorités de notre plan nautisme.

C’est dire à quel point, avec la majorité régionale, il me plairait que cette année 2015 soit utile au service d’une Guadeloupe offensive, confiante en l’avenir, lucide et résolument ouverte sur le monde.

Mais avant de conclure, je souhaite devant vous, prendre une initiative pour votre profession de journaliste. Les mutations quasi constantes de vos métiers, sur le plan technologique notamment, mais aussi au regard de la complexité des sujets traités, vous imposent de tenir à jour vos connaissances, d’explorer, pourquoi pas, des voies de spécialisation, de vous ouvrir aussi à la Caraïbes et plus largement au monde.

Je prends donc l’initiative de proposer, via votre Club Presse Archipel Guadeloupe, le CPAG, suivant des modalités pratiques que vous me proposerez, la création d’un fonds spécifique d’appui à vos actions de formation et de développement d’échanges avec les journalistes caribéens et d’ailleurs.

Il s’agirait de vous aider directement et individuellement à vous former, à demeurer performant, en même temps que vous pourrez être les ambassadeurs de notre territoire à la faveur des échanges que vous serez en capacité de développer à l’international.

Ce fonds spécifique, qui prendra la forme d’une subvention, avec un contrat d’objectif, viendrait en complément des autres financements déjà mobilisables par la profession. 100.000 € pour lancer ce projet me paraît constituer une bonne base.

A charge pour vous maintenant d’en discuter entre vous, à travers votre club presse et de de me faire des propositions pour la mise en œuvre de ce fonds.

Voilà ce que j’avais à vous dire en guise de propos introductif. Ces traditionnels vœux à la presse, sont l’occasion d’un échange direct avec vous.

Je suis donc ouvert à toutes vos questions, sur tous les sujets d’actualité, sans exception.

Nous aurons largement l’opportunité de le faire durant le déjeuner.

A tous, une fois de plus, une belle et lumineuse année 2015. Une année que je vous souhaite de traverser en pleine santé et en prenant soin de vous.

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