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Guadeloupe. Caraïbe-Attitude : Pourquoi Dominique Vénéré est-elle LA Femme-CCN de L’année ?

22 Jan 2019
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Basse-Terre-Capitale. Lundi 21 janvier 2019. CCN. Propulsée en juillet 2018, Gouverneure de district par le Rotary Club de La Guadeloupe, dont elle est membre ; Dominique Vénéré était jusqu'alors presqu'inconnue hors de son milieu. Depuis, grâce à son mandat de Gouverneure, elle sillonne régulièrement les iles de la petite Caraïbe : Barbados, Trinidad, St Vincent Grenade, St Kitts, La Dominique etc…

Ses nombreux voyages ont ainsi très largement contribué à réveiller sa fibre caribéenne. Pour CCN, et uniquement pour nous, Dominique Vénéré est donc LA femme de l'année 2018. Dans l'interview-vérité accordée à notre rédaction, elle se dévoile et on comprend alors mieux qui est cette Cari-Guadeloupéenne d'une grande simplicité mais aussi ce qu’elle peut pour son pays : C'est à lire…

CCN. Comment vous vous définissez ?

Dominique Vénéré. En tant que Gouverneur ? en tant que Femme ? Vaste question. Je pense être une femme de mon époque, qui a la chance de pouvoir s’exprimer, de dire ce qu’elle pense, qui a la possibilité d’entreprendre, je fais en sorte de pouvoir le faire je suis une femme dont le cerveau est toujours en ébullition. Je pense aussi être écoutée... j'appartiens à une époque où la femme peut diriger et aussi porter sa pierre à l’édifice. De plus du point de vue scolaire, j'ai eu un parcours atypique. J’aime les gens fondamentalement.

J’essaie autant que faire se peut de comprendre l’humain et sa façon d’agir.

Je me questionne souvent, pour ne pas dire tout le temps.

J’observe, j’analyse et je fais souvent part de mes réflexions, sans pour cela porter un jugement. Je veux juste essayer de comprendre...

Je pense avoir un esprit très ouvert, et j’accepte de réviser si nécessaire, les choses qu’on nous a apprises ou recrachées sans comprendre, lorsqu’on était enfant...

CCN. Quand je vous dit Femme Rotary-CCN de l’année... ?

DV. Femme-Rotary d'accord, puisque je suis gouverneure 2018/19. Femme de l’année ? C’est CCN qui le dit (rires) vous savez, Les femmes sont arrivées tardivement au Rotary.

C’était une organisation réservée aux hommes parce qu’à l’époque ils étaient le plus souvent les entrepreneurs et les décideurs.

Les femmes de Rotariens se regroupaient, et se réunissent encore aujourd’hui au sein des Clubs Inner Wheel

Les femmes sont entrées au Rotary en 1989, et représentent aujourd’hui au sein de l’organisation internationale environ 27%.

C’est peu, certes, mais ça n’est pas si vieux non plus cette entrée, et puis vous savez comme moi combien il n’est pas simple pour la femme de faire partie de ces cercles dit « masculins ».

Je suis la troisième femme gouverneur de mon District 7030 et la première femme francophone. Je ne suis rotarienne que depuis 10 ans.

Femme CCN de l’année, je suis agréablement surprise mais c’est plutôt à vous de me dire pourquoi cette distinction…

CCN. "Vous êtes la seule femme guadeloupéenne à notre connaissance à avoir effectué un véritable Caribbean tour l’an dernier, de plus quand on discute avec vous on perçoit ce sentiment caribéen cette Carib attitude et c'est aussi l'ADN de CCN notre website donc vous êtes pour nous : "The 2018 Caribbean Woman" : une Cari-Guadeloupéenne !

DV. Merci. Je suis très honorée mais c'est vrai que je me sens vraiment très caribéenne

CCN. Précisément des pays Caribéens visités, qu’est- ce qui vous a marqué ou que vous avez découvert ?

DV. Le pays qui m'a le plus marqué c'est La Dominique ?

CCN. A cause du prénom ?

DV. Non (rires). il y a de vraies raisons à cela. La Dominique ! Je n’y étais jamais allé. Alors même que j’ai de la famille là-bas. Mon père y est né il y a 78 ans et sa mère était dominiquaise. C'est une histoire de coeur. En fait j’aurais dû connaitre la Dominique depuis longtemps. Mais les choses ne se sont pas passées ainsi.

J’y ai mis les pieds pour la première fois en août dernier. 48 h à peine à l’occasion de la venue du président du Rotary International Barry Rassin… J’ai vu une ile meurtrie par le cyclone de 2017, une ile qui était un peu léthargique, amorphe, perdue.

Beaucoup de Dominiquais ont dû quitter leur pays pour aller vivre ailleurs. On avance le chiffre de près de 20.000 personnes. L’université de médecine a fermé ses portes après 40 ans de présence là- bas. Économiquement pour eux c’était compliqué

Je me souviens de m’être dit : « Po "w ! ça ne va pas être facile !

Puis j’y suis retournée en novembre dernier au moment de la célébration du 40ème anniversaire de l’indépendance du pays. J'ai vu un pays qui est prêt à de battre et je vous assure c'est vraiment impressionnant. J'ai vraiment beaucoup d'admiration pour cette résilience et pour la fierté de ce peuple d'être indépendant et de se mettre debout comme un seul homme !

J'ai donc effectué une visite de courtoisie de 45 mn avec le Président Charles Savarin, qui s’est ensuite transformée en une conversation riche et intéressante de plus de 2 heures, sur le potentiel dont regorge la Dominique et sur nos iles de la Caraïbe en général.

J’ai vu que la végétation reprenait ses droits, la population se relevait, des complexes hôteliers confirmaient leur installations et investissements sur le territoire.

Le discours du premier ministre Roosevelt Skerrit était plein d’espoir pour la population.

J’ai vu le peuple se lever pour entonner l’hymne national.

Et là je vous assure ça vous donne des frissons.

Et puis le pays est vraiment beau et les gens sont gentils.

Il y a eu aussi cette balade sur le fleuve Indian River à Porsthmouth que j’ai trouvée absolument exquise

Je dois cependant vous avouer que j'ai vraiment "découvert" la Caraïbe en entrant au Rotary il y a de cela une décennie. La rencontre avec les anglophones a été pour moi une révélation à l’époque.

Dans la Caraibe francophone, les transports sont hyper développés pour se rendre en France, bien sûr ! mais c’est la galère pour aller à 40 mn de chez nous, à Antigua ou à St Kitts pour ne citer que ces deux îles.

Au cours de mes visites officielles de clubs rotary, j’ai pu voir ce qu’étaient ces pays indépendants, et comment ils se construisaient.

J’ai pu constater qu’ils étaient fiers de leur choix, et que leur perception de l’évolution de leurs pays différait de la nôtre forcément.

Ce sont des pays qui ont acquis leurs indépendances il y a une quarantaine d’années pour plusieurs d’entre eux. Il n’est plus question de compter sur quiconque à part eux-mêmes. Du coup j’ai eu l’impression qu’ils n’avaient pas peur d’entreprendre, de créer, et d’innover.

C’est un peu marche ou crève…

CCN. D'accord mais en dehors de la Dominique ?

DV. Oui en dehors de la Dominique, J’ai donc visité de nombreux de pays de la Caraïbe au cours des 6 derniers mois : Grenade, St Lucia, St Vincent, Trinidad (x 3) Antigua, St Kitts & Nevis, Montserrat, Aruba, Bonaire, Curacao, Dominique, mais aussi la Guyane et la Martinique. On pourrait dire que cela ressemble à la Guadeloupe, car c'est la Caraibe, mais le système anglophone est très différent du nôtre. Les gens sont dans l'action ils ne sont pas attentistes..

Toutes ces iles sont belles et ont leur charme, mais je dois avouer que j’ai craqué pour Bonaire et la Dominique.

Bonaire c’est une toute petite ile, encore très sauvage très nature ; c’est sans doute pour cela que j’ai kiffé. L’eau y est cristalline… je n’avais jamais vu ça ! et puis il y a là-bas une volonté réelle de préserver la nature.

CCN. Comment êtes-vous devenue la femme que vous êtes ? votre parcours ?

DV. Je dis souvent que mon parcours est atypique, car je n’ai pas fait comme mes 5 ami(e)s du lycée avec qui je suis littéralement soudée, le cursus études, boulot, mariage, enfants, maison...

Je suis née à Paris et je suis arrivée en Guadeloupe à l’âge de 14 ans en cours d’année scolaire de 4ème. Je n'avais pas spécialement envie d'y venir, car je quittais là-bas mes amis et je ne savais rien de la Guadeloupe...ça n'a pas été facile au début, mais ce qui m'a beaucoup aidé, c'est ma curiosité et mon envie de comprendre les gens…

Mes parents avaient obtenu leurs mutations, je n'avais donc pas le choix ! à l’époque, mais on n’avait pas droit au dialogue.

Après mon bac je me suis mariée et j’ai commencé à travailler. J’ai abandonné l’idée de devenir ophtalmologiste au grand dam de mes parents.

Quelques soient les différentes activités professionnelles que j’ai eues, je me suis toujours fait un devoir d’apprendre à aimer ce que je faisais et donner le meilleur de moi-même pour que le travail soit bien fait.

Plutôt attirée vers des activités commerciales, je comprends rapidement la notion de client /service/satisfaction/ fidélisation.

En 1993, après la naissance de mon fils, j’intègre la société Watcher Assurances devenue WAB en 1996. L’un de mes patrons, Philippe Bech a vraiment cru en moi, et m'a donné la possibilité de progresser. Il a été un peu comme un mentor pour moi.

En 2005, alors qu’il recherche quelqu’un pour tenir la nouvelle agence de Baillif, je lui dis un jour au cours d’un déjeuner que ça m’intéresse. Je n’oublierai jamais l’expression de son visage ce jour- là.

Entre temps j’avais repris les études tout en travaillant, et en fait je me sentais capable de gérer cette agence à Baillif.

C’est d’ailleurs là-bas que j’ai découvert mon Club Rotary de Basse-Terre, et que j’ai pu gravir les étapes, en devenant la première femme présidente de mon Club en 2010/2011.

En entrant chez WAB, je me souviens avoir dit à mon patron :"j’envisage d’ici 20 ans de bosser pour moi. C’est un objectif !"

Je pense qu’à l’époque il ne m’a pas cru quand je lui ai dit ça

En juin 2014, après 21 ans d’assurance, je prends la décision de quitter ma boite pour me lancer et travailler pour moi sur des activités totalement différentes mais tout aussi intéressantes.

J’apporte aux petites entreprises, toute la mission gestion administrative et commerciale.

Personne n’a compris, je pense, car j’étais très bien chez WAB, et en même temps j’avais le sentiment d’avoir fait le tour. Le monde l’assurance évoluait dans un sens où c’est la paperasse qui compte, et non plus la relation client.

En 2015, après avoir évolué aussi au Rotary en ayant assisté 2 années consécutives des District Gouverneurs, puis avoir été la représentante du District Gouverneur auprès des Rotaractiens (18-30 ans), je postule encouragée par beaucoup de Rotariens, au poste de Gouverneur.

Avril 2016, je deviens officiellement District Gouverneur Nominée pour l’année 2018/2019.

Après deux années de préparation, je prends mes fonctions au 1er juillet 2018.

Bien sûr pour faire tout cela, il a fallu trouver un équilibre.

Ma famille, et mes amis sont mon pilier.

Mon refuge c’est la musique en pratique et beaucoup à l’écoute, l’Art contemporain, la lecture (auteurs antillais, francophones, ou anglophones, articles politiques, historiques ou scientifiques) car c’est au travers de celles-ci que je nourris mon intellect, l’écriture aussi mais pas assez faute de temps, et beaucoup de discussions avec les têtes bien faites qui acceptent de partager et transmettre humblement leurs savoirs.

Je suis curieuse et j’ai toujours soif d’apprendre.

Souvent je dis que je n’ai pas honte de dire «je ne sais pas » donc c’est l’occasion pour moi d’apprendre.

Voilà, c’est ce mélange de tout cela, de tous ces gens qui ont croisé ma route, à un moment ou un autre de ma vie, qui font de moi ce que je suis aujourd’hui.

CCN. Si vous deviez tout recommencer quelles erreurs éviteriez-vous ?

DV. D'abord je ne me serais pas mariée si jeune. Mais les erreurs sont nécessaires à la construction de l’individu. On dit qu’on apprend de ces erreurs.

J’ai envie de dire, je ne me serais pas mariée si jeune…. Mais en même temps ça ne m’a pas empêchée de poursuivre ma route.

J’avais voulu être ophtalmologiste. Mais si je l’avais été, serais-je ce que je suis aujourd’hui ? riche de ce vécu ? je ne sais pas vraiment…

Ah oui, je connais ma plus grande erreur … je n’aurais pas dû arrêter le piano pendant toutes ces années. Mais ça y'est j'ai déjà repris mon clavier.

CCN. Quel regard portez-vous sur la femme guadeloupéenne ?

DV. LA femme guadeloupéenne est encore trop timide, pas assez présente dans les grandes décisions, et pourtant il y a énormément de femmes chefs d'entreprises. Malgré tout je suis fière des femmes guadeloupéennes qui prennent des risques à entreprendre aujourd’hui. Je regarde certains débats, je constate que les femmes ne prennent pas la parole, alors qu'elles ont des choses à dire.

Nous avons beaucoup de femmes talentueuses ici, mais elles ne sont malheureusement pas suffisamment connues.

La femme Guadeloupéenne d’aujourd’hui n’est pas juste un poto mitan. Elle réfléchit pense, propose, est visionnaire. J’aimerais la voir plus présente sur le devant de la scène politique.

La société guadeloupéenne est encore trop machiste, donc c’est difficile pour la femme de trouver vraiment sa place. Mais les lignes bougent, heureusement. J’ai l’espoir que ça changera dans le bon sens.

CCN. Et sur l'homme ?

DV. L’homme guadeloupéen ? il est présent. J'aimerais qu'il prenne un peu de recul. Je crois en l’homme avec ses qualités et ses faiblesses, je crois en sa capacité créatrice et je déplore son côté destructeur, mais je n’y peux rien. Il est tout de même attendrissant sous ses airs virils. Mais la collaboration homme/ femme peut et doit exister.

Il est aussi, il faut le dire, plus entrepreneur qu’il y a 20 ans. Il prend ses parts de marché dans l’économie du pays.

Il commence à prendre conscience de la valeur ajoutée du travail des femmes.

La jeune génération participe davantage dans les ménages. Donc les lignes bougent comme je disais tout à l’heure.

CCN. Les hommes guadeloupéens semblent être (un peu) déçus des femmes du pays. Vous le comprenez ?

DV. Ah bon ? pourquoi ? Euh … non pas vraiment ? on leur reproche quoi ? elles sont trop matérialistes, trop vénales ? La femme n'est pas plus vénale que l'homme... Je ne suis pas d'accord, je n'aime pas la généralité. De quels hommes parle-t-on ? et dans quel secteur ou quel contexte ? Tout dépend aussi des conditions de sa naissance de son éducation, car quand on nait dans une famille qui n'a pas les moyens, on n'aura pas les mêmes réactions...il faut essayer de comprendre sans juger…

Parce que toutes les femmes ne se laissent plus faire, ou couillonner ?

Ben, c’est plutôt bien, que ce rapport puisse changer non ?

C’est sans doute utopiste ce que je vais dire, mais si on acceptait de penser que nous sommes complémentaires l’homme et la femme, et non en opposition, on ferait un grand pas n’est-ce pas ?

CCN. Ça vous tenterait la politique ?

DV. La politique me tenterait si et seulement si s’il n’y avait pas de compromissions.

Or ce n’est pas le cas… donc pour l’instant j’observe, mais je ne souhaite pas y aller.

Je n'ai pas pensé à avoir un mandat politique...il faut savoir ce qu'on veut pour la Guadeloupe de demain, il faut être visionnaire, mais on peut se tromper

CCN. En quoi le Rotary peut-il contribuer à changer la Gpe, le monde ? n’est-ce pas utopiste ?

DV. Le Rotary existe depuis 1905, et il mène depuis 40 ans le combat d’éradication de la polio dans le monde.

Si la maladie a disparu dans la plupart des régions du monde, c’est parce que le Rotary finance la vaccination dans le monde depuis tout ce temps au travers de sa Fondation où elle récolte les fonds pour agir.

Bill Gates et sa fondation font parties des généreux donateurs.

Aujourd’hui après avoir pu atteindre les derniers pays en guerre, le Rotary entre dans sa phase de surveillance.

Dans les pays anglophones que je visite, le Rotary est quelque chose de très important, et contribue largement à l’amélioration de la condition humaine dans leurs communautés, aux travers de ses 6 axes prioritaires que sont :

-       La santé

-       La mère et l’enfant

-       L'éducation

-       L’assainissement

-       Le développement économique

-       La résolution des conflits et la paix dans le monde

Il y a des tas de choses que nous faisons en Guadeloupe, comme aider les associations qui travaillent sur la drépanocytose, l’autisme, l’illettrisme, le diabète.

Lutter pour la préservation de l’environnement etc... Il existe des tas de sujets sur lesquels nous pouvons agir.

CCN. N'est-ce pas un petit cercle ultra fermé, une sorte de secte de petits bourgeois… en mal d’humanisme ?

DV. Le Rotary est comme toutes ces organisations qui ont pris naissance à une époque où l’élite vivait loin des réalités du monde.

Le monde change, donc le Rotary change et continuera à changer.

Tous les clubs sont différents, parce que composés de gens différents.

Vous dire qu’il n’y a pas de Club qui joue la carte de la sélection, ne serait pas juste… mais ils ne sont pas majoritaires.

CCN. Il existe un pouvoir Rotarien ?

DV. Je n'aime pas le mot pouvoir. Il y a une présence forte du Rotary dans le monde. La vision du Rotary en France, n'a pas la place méritée. En Guadeloupe, dans les années 70 le Rotary a occupé une place importante. Ce n'est plus le cas, nous allons d'ailleurs organiser une conférence de district ici. Mais je dois dire que nos politiques ne sont pas intéressés par ce que nous faisons, parce qu'ils ne savent ce que c'est.

CCN. il y a un déficit de communication ?

DV. Depuis que j'ai été nommé gouverneure le seul media qui s'est intéressé à ce que je fais c'est le ZCLNEWS (de Canal 10) Pour les autres sé ti afè

CCN. Et aussi caraibcreolenews.com (CCN)

CCN. Mais alors, le poste de gouverneur au Rotary, c'est pour vous un ascenseur social ?

DV. Pour moi non.

CCN. Gouverneure c'est quand même un poste de pouvoir ?

DV. Oui car pendant un an en tant que Gouverneure, je vais pouvoir décider sur les fonds qui sont alloués On prend des décisions. Le Rotary c’est d'abord servir dans l’esprit de camaraderie. Le but est qu'on avance ; par ex si je vois une action à Grenade et que je pense qu'il faut la dupliquer chez nous, je peux prendre cette décision,

Certains peuvent y voir un carnet d’adresse…. Mais à mon avis s’il n’y a pas d’affinité, ça ne sert pas à grand-chose.

Pour ma part, mon poste a démarré le 1er juillet 2018 et se terminera le 30 juin 2019.

Au 1er juillet suivant, vous êtes un Past District Gouverneur et un rotarien membre de son Club. Vous ne décidez plus de rien dans votre district. C’est votre successeur qui prend la main. Et vous reprenez vos activités à plein temps. Il faut bien intégrer cela.

Après, parce que cette année vous permet de tisser des liens d’amitiés plus forts avec les rotariens de votre district, vous savez que si vous avez besoin d’eux un jour, ils répondront naturellement à votre demande. Je le vois pour mes prédécesseurs.

CCN. Vous êtes une femme heureuse ?

DV. Oui car je prends du plaisir dans ce que je fais. Je suis entourée de mon fils, de ma famille, et de mes amis qui m’aiment je crois.

J’ai le sentiment de vivre ma vie pleinement et de ne pas la subir,

CCN. Qu’est-ce qui vous fait le plus défaut dans votre vie aujourd'hui ?

DV. Le temps … le temps est mon ennemi actuellement. Je n’ai pas le temps de faire tout ce j’aurais souhaité dans une journée.

Une journée devrait comptabiliser 48h …car 24h c’est vraiment trop court !

Je n’ai pas assez de temps non plus pour jouer au piano et lire. Mais dans 6 mois ça devrait pouvoir s’arranger dès que j’aurai remis mon bilan.

22 janvier 2019

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Site internet : www.caraibcreolenews.com

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