Breaking News

Guadeloupe. 1ère Plénière du Conseil Régional : Discours introductif du président Ary Chalus

22 Jan 2021
1448 fois

Basse-Terre - Capitale. Vendredi 22 Janvier 2021. CCN. Cette première plénière de l’année est l’occasion d’adresser à tous les Guadeloupéens mes meilleurs vœux. Que 2021 nous soit meilleure et apporte à chacun la santé, la joie, l’amour. Restons solidaires et engagés, avec optimisme pour des jours meilleurs en lesquels nous croyons fermement. Notre situation sanitaire demeure fragile et je renouvelle mon appel à la responsabilité.

Restons attentifs !

Continuons à respecter les gestes barrières et à veiller quotidien- nement à la protection de notre santé et celle de ceux qui nous sont chers.

Cette plénière est également l’occasion de réaffirmer notre enga- gement auprès de tous les acteurs économiques dans ce con- texte terrible de pandémie.

La collectivité régionale, présente en toutes circonstances, a dû s’adapter et tous nos engagements pris pour palier l’urgence et garantir la relance de notre économie ont été honorés!

Ensemble, avec vous, chers Guadeloupéens, nous bâtissons une « nouvelle donne » autour de fondements solides, ancrés dans nos réalités.

Assurer la bonne santé de notre économie, c’est activer les bons leviers, dans tous les secteurs.

Parce que la transition écologique et la transition solidaire sont des piliers sur lequel doit reposer notre souveraineté alimentaire, nous faisons le choix d’être aux côtés des agriculteurs et des pê- cheurs afin de promouvoir « notre production locale ».

Notre ambition pour la croissance bleue est au cœur de notre stratégie: renforcer la compétitivité et la performance des filières pêches tout en créant des emplois et en valorisant davantage le potentiel maritime de l’archipel.

Le secteur de la pêche peut gagner ce double défi : nourrir notre population tout en préservant nos ressources naturelles pour les générations futures.

Cette ambition s’envisage notamment par le Plan Régional d’Organisation et d’Equipement des Ports de Pêche (PROEPP).

Ce plan s’inscrit dans la continuité de nos engagements visant l’aménagement et le rééquilibrage du territoire.

Notamment, par le désenclavement des structures portuaires existantes dédiées à la pêche, leur permettant par là-même de s’ouvrir sur l’espace caribéen et d’obtenir de nouveaux marchés.

Au travers de cette mise en œuvre, nous souhaitons atteindre plusieurs objectifs :

Adapter les équipements aux besoins des socioprofession- nels et des usagers ;

Coordonner les usages et activités pour développer la mu- tualisation au service de la promotion d’un espace côtier de qualité, de la cohésion sociale et garant de la préservation de notre patrimoine maritime ;

Renforcer l’activité des ports de pêche principaux ;

Développer des zones techniques dédiées aux pêcheurs

dans des espaces polyvalents ;

Respecter les normes environnementales.

Port-Louis, Grand-Bourg, Terre-de-Haut, Gourbeyre, Bouil- lante...

Au total, ce sont 11 ports départementaux et communaux qui bénéficieront de ces investissements à travers l’archipel.

Notre développement doit s’appuyer sur nos atouts!

Nous devons actionner tous les leviers à notre disposition pour dynamiser notre économie endogène et protéger nos entreprises et nos emplois.

Depuis notre arrivée à la tête de la collectivité, nous avons porté notre projet politique autour du renforcement de la production locale.

L’octroi de mer reste un instrument indispensable!

Notre politique d’exonération ciblée, décidée en concertation avec les forces vives par une commission ad hoc est un choix politique assumé.

Nous ne laisserons pas prospérer les velléités de suppression de ces dispositifs, quelque soit ceux qui les défendent.

Au cours des trois dernières années ce ne sont pas moins de 25M€ d’exonération d’octroi de mer qui ont été accordés pour soutenir nos emplois.

A cela s’ajoute nos dispositifs d’aide directe; entre 2016 et 2018 ce ne sont pas moins de 57M€ qui ont profité à des centaines d’entreprises de tous les secteur d’activités.

Le dispositif d’octroi de mer est un outil complémentaire aux aides directes, au service du développement endogène et un vrai levier d’autonomie fiscale pour la Guadeloupe.

Il contribue à la sauvegarde de la production locale tout en sou- tenant la capacité d’investissement des communes dans l’intérêt de nos populations.

Le développement de l’industrie locale en Guadeloupe, repré- sente plus de 40 000 emplois directs!

Les délibérations qui seront soumises dans quelques instants à votre vote, chers collègues, nous invitent donc à assumer notre responsabilité, spécialement dans le contexte de la relance éco- nomique de notre archipel.

Ensemble, continuons à affirmer notre volonté d’œuvrer pour relever ce défi !

Désormais, il s’agit d’inscrire la Guadeloupe dans la reconquête de sa souveraineté économique, à travers une mutation accélérée de son économie qui multiplie les actions en faveur des transi- tions énergétique, numérique, écologique mais surtout solidaire.

La transition solidaire que nous devons conduire et qui doit nous amener vers un modèle plus inclusif qui met davantage nos in- terventions économiques au service de l’emploi et de l’épanouissement de chaque Guadeloupéen.

La reprise de la compagnie Corsair, fait partie de notre stratégie d’accompagnement de projets porteurs et stratégiques.

Garantir le désenclavement de notre archipel est un impératif!

Et la Région Guadeloupe ne saurait tourner le dos à ses respon- sabilités.

Nous restons attentifs aux évolutions du secteur aérien régional, très durement touché par la crise sanitaire car en plus d’être stra- tégique et indispensable au désenclavement de l’économie guade- loupéenne, ce secteur représente des centaines d’emplois en Guadeloupe.

Nous aurons, avec tous les acteurs, à rebâtir une stratégie ga- gnante pour la Guadeloupe.

Mesdames et Messieurs,
Notre terre, la Guadeloupe, invite à l’optimisme !

Elle regorge de ressources, d’intelligence collective ; nul doute que nous saurons saisir l’instant !

Au lendemain des actes de violence qui se sont produits aux abords du lycée Louis DELGRES au Moule, je renouvelle mon appel à la sérénité.

A chaque moment difficile de notre histoire nous avons su faire face !

Au fil des années, notre système de soins semble s’être éloigné des réalités de notre archipel.

L’offre de soins, la démographie médicale, l’aménagement sani- taire du territoire, l’ensemble du secteur médico-social apparais- sent en décalage avec l’aspiration des Guadeloupéens; la crise sa- nitaire est un révélateur de nos forces et de nos faiblesses.

Elle nous invite à nous saisir des questions du partage des com- pétences et des responsabilités sanitaires entre l’État et les collec- tivités territoriales.

Nos collectivités ont prouvé leur réactivité, leur adaptabilité à mettre en œuvre des solutions opérationnelles au plus près de la population.

C’est pour ces raisons que nous avons souhaité organiser le « 3e Grand Forum Citoyen : Santé et Qualité de Vie » qui se tiendra le 29 janvier prochain ici même à l’Hémicylcle de l’Hôtel de Ré- gion.

Instance de dialogue citoyen, son objectif principal est de donner la parole aux Guadeloupéens sur une des politiques publiques les plus importantes : la santé.

Les Guadeloupéens sont dores et déjà invités à s’exprimer et à participer au sondage sur le site internet dédié.

Je reste convaincu qu’ensemble nous parviendrons une fois en- core à reconstruire notre économie sur de meilleures bases et à poursuivre le développement équilibré de notre archipel.

Nous devons nous appuyer d’avantage sur notre intelligence col- lective pour soigner nos maux.

Le contexte social en Guadeloupe présente des signaux alar- mants et nous, Guadeloupéens, citoyens ou élus, ne pouvons re- garder ailleurs!

Dans le contexte des conflits sociaux et de l’appel à la grève gé- nérale lancé par le syndicat UTC-UGTG, j’ai reçu, hier une délé- gation syndicale conduite par son secrétaire général.

Cela m’a donné l’occasion de faire le point sur la situation des conflits ; à l’hôpital de Beauperthuy, à la Carriere de Rivière- Sens et à la Carrière de Deshaies.

Il ressort que des points de droit ne seraient pas respectés, no- tamment au sein de la sablière et de la carrière.

Face à ces situations qui n’ont que trop duré, avec la présidente du département, nous avons demandé au Préfet, d’user de son autorité pour garantir le respect du droit du travail afin d’aboutir rapidement à la résolution de ces conflits sociaux.

Nous proposerons prochainement de tenir, à l’image du Grand Forum Citoyen sur la santé du 29 janvier, l’organisation d’un Grand Forum Citoyen sur le dialogue social en Guadeloupe.

Nous l’avions déjà évoqué en 2019, aujourd’hui nous ne pou- vons nous soustraire à ce dialogue franc, citoyen, car la réussite du Plan de Relance de l’économie Guadeloupéenne ne peut se concevoir sans l’adhésion de toutes nos forces vives, syndicats, salariés, organisations patronales.

Sur l’eau, j’entends les inquiétudes, mais nous nous sommes mo- bilisé dès notre arrivé et le restons encore aujourd’hui!

Nous avons toujours porteé notre contribution au SIAEAG, tant en matière d’investissement, que pour garantir une ligne de trésorerie permettant de régler ses dépenses courantes.

D’ailleurs, nous avons répondu favorablement à la sollicitation du président du SIAEAG qui a, au tout début du mois de jan- vier, saisi la collectivité régionale afin qu’elle contribue à consoli- der sa trésorerie.

Comme la Région l’a fait en 2017 et 2018, en garantissant une ligne de trésorerie à hauteur de 2,5 M€, l’engagement pris envers le SIAEAG sera de nouveau tenu.

Concernant la mise en place du Syndicat Mixte Ouvert pour la gestion de l’Eau potable et de l’assainissement, la Région et les 5 autres collectivités territoriales qui souhaitent le créer, ont saisi le Préfet de Région, afin qu’il convoque dès que possible, la Com- mission Départementale de Coopération Intercommunale et qu’il prenne l’arrêté de création, dans les meilleurs délais.

Sans attendre la finalisation de ces formalités, l’ensemble des ac- teurs en charge de l’eau et de l’assainissement, sous l’impulsion de mes services, ont démarré la planification des travaux du se- cond plan d’investissement d’urgence pour lequel notre assem- blée plénière a voté, le 10 décembre dernier, un budget de 171 million d’euros dans le cadre du plan de relance.

Je m’étais engagé sur un contrat moral; cet engagement est en- core plus d’actualité aujourd’hui, en pleine crise sanitaire.

Nous réussirons, avec toutes les femmes et les hommes respon- sables, soucieux de la réussite de notre archipel.

Je sais pouvoir compter sur toutes celles et ceux qui ont le sens du pays et qui souhaitent, avant toute chose, contribuer à son épanouissement.

Je vous remercie pour votre attention.

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)
CCN

Webzine cari-guadeloupéen créé en 2008. Notre premier objectif est d'établir par ce biais un véritable lien entre les caribéens, qu'ils soient francophones, créolophones, anglophones, hispanophones. L'information est donc pour CCN une matière première d'importance capitale.

Site internet : www.caraibcreolenews.com

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

Articles Populaires