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En Guadeloupe : Des blanfwans pratiquent un apartheid silencieux !

08 Nov 2020
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Encore me dira t-on un édito CCN pour enfoncer des portes si longtemps ouvertes ! Mais n’est-ce pas aussi notre « job » en tant que journaliste patriote d’alerter nos lecteurs sur la situation de notre pays ?  Allez C’est parti !

Jean Castex le Premier ministre français s’est lâché en affirmant : « nous devrions nous autoflageller, regretter la colonisation ? »

Seuls sont surpris ceux qui croyaient naïvement que les gouvernants français de « Droite » ou de « Gauche » éprouvaient le moindre regret au regard des crimes et atrocités commis par les colonialistes depuis des siècles.   

Aussi quand nous disons (et écrivons) que la Guadeloupe de 2021 est encore une colonie française. Certains de nos propres compatriotes, intellos, politiques, politiciens, ont du mal à l’admettre. Pourtant cette réalité quotidienne crève les yeux, sauf de ceux qui préfèrent ne pas voir.

A l’examen de la situation de notre pays, que constatons-nous ?

Les décisions majeures qui impactent vraiment la vie des Guadeloupéens, depuis des siècles sont prises ailleurs (et pas seulement en période de pandémie covidienne).  C’est la forme visible, grossière, voire brutale du colonialisme. Les Guadeloupéens sont considérés comme spectateurs, car les ordres viennent de Paris.  

Autre forme encore plus visible, la gouvernance de notre pays.

Les Français qui se sont appropriés par la violence cette terre Kalina, appelée « kaloukaera au 17ème siècle, (1635) en sont toujours les seuls « propriétaires ». Yo met a kaz an nou !

Après avoir massacré les premiers habitants de ce qui est devenu notre actuel pays, ils ont par la traite négrière, mis en esclavage des Africains arrachés à leur sol. Tout cela est archi connu, mais souvent pour ne pas quitter sa zone de confort colonial, on préfère ne pas trop y penser !

Mais près de 4 siècles après le début de l’ère coloniale qu’y a-t-il de changé ?

Le colonialisme brutal, violeur, tortureur, massacreur pour lequel Castex n’a aucun regret, a seulement changé son logiciel, il s’est adapté.

Il nous a d’abord fait croire avec l’aide de quelques politiciens non visionnaires que la Guadeloupe, archipel situé dans la mer Caraïbe était un « morceau de la France » (sic).

Le pire c’est que ça a bien fonctionné, puisqu’en 1946, avec l’accord de politiciens de l’époque on transformait la vieille colonie en « département français », depuis  pratiquement et politiquement à chaque décennie, une nouveauté est ainsi instituée : Colonie, département Région, Région Ultrapériphérique, DOM, DROM et demain qui sait Pays français d’outremer. Mais quant au fond, les noms ou acronymes ne changent en rien la domination coloniale.  Il faut ici rappeler que l’ONU avait établi en 1946 (tiens !) une liste de territoires à décoloniser. La Guadeloupe en faisait partie, mais très vite la France a sorti notre pays de cette liste. *

Qui dirige la Guadeloupe aujourd'hui ?

On peut facilement s’apercevoir que le vrai pouvoir de décision, n’est pas détenu par nos deux assemblées majeures.  Elles n’ont que des miettes de pouvoir… Ainsi depuis près de 20 ans, à coup de congrès des élus, nos politiques tentent de s’accorder pour faire a minima évoluer le « statut » mais rien ne bouge vraiment. Tout est encore bien verrouillé.

Les vrais « boss » de la Guadeloupe, sont en France et n’ont rien à faire de nous. Sur place, ils nous envoient régulièrement de hauts fonctionnaires français qui sont : Préfet-Gouverneur, Recteur (oui il y a quand même eu deux recteurs originaires de nos pays mais en dépit de leur bonne volonté, ils se devaient avant tout  d’appliquer les directives de leur ministre français de l’éducation : c’est la règle !) directeur d’’ARS, etc... Ils sont tous « made in France » et en place pour pérenniser l’ordre colonial.

Mais il y a plus grave, depuis quelques années, les Français qui débarquent, ne viennent pas seulement pour gouter au soleil, au rhum, et aux belles plages, ils viennent s’installer de manière quasi définitive, car pour eux la Guadeloupe c’est désormais LA destination privilégiée. Ce sont les colons du 21ème siècle, car ils savent notre population vieillissante, notre jeunesse obligée de s’exiler… Et c’est ainsi que progressivement et silencieusement le transfert de population s’organise.

Ces nouveaux colons Français, vivent  eux en « communauté et pratiquent une forme d’apartheid tranquille : ils ont leur circuit ; leur lieu de résidence et même leurs réseaux sociaux. Nos politiques, trop occupés à penser à leur élection ne se soucient guère de ce phénomène et donc ne peuvent (ou refusent) de le dénoncer. Ce « communautarisme Blanfwans » est déjà une forme de racisme colonial au 21ème siècle.  La déclaration du 1er Ministre français conforte et légitime une situation qui tôt ou tard deviendra explosive. Car les Guadeloupéens ne seront pas les Kalinas du 21ème siècle !

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*Le chapitre XI de la Charte des Nations Unies contient également une déclaration concernant les territoires non autonomes. [1] L'article 73 (e) oblige les États membres des Nations Unies à faire rapport aux Nations Unies chaque année sur le développement des NSGT sous leur contrôle. À partir des rapports initiaux fournis par huit États membres (Australie, Belgique, Danemark, France, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et États-Unis), une liste a été établie en 1946, répertoriant 72 NSGT. [2] [3] Dans plusieurs cas, les États administrants ont plus tard été autorisés à retirer les territoires dépendants de la liste, soit unilatéralement (comme dans le cas des territoires français d'outre-mer ou par un vote de l'Assemblée générale (comme dans le cas de Porto Rico , du Groenland , des Antilles néerlandaises et du Suriname  ]

 

 

 

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Danik I. Zandwonis

Directeur de rédaction de CCN et fondateur du site.

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