Guadeloupe. Faire peuple, pour gérer le chaos du monde
Guadeloupe. Faire peuple, pour gérer le chaos du monde
Pointe-à-pitre, jeudi 19 février 2026. CCN. Pawol Lib. Faire peuple semble dans ce contexte de crises existentielles, cet obligé qui pourrait nous aider à sortir de ces eaux tumultueuses et froides de notre temps, afin de nous inscrire dans la dynamique d’une ambitieuse construction du pays et de réactivation des vertus de l’âme guadeloupéenne.
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Cette responsabilité nous échoie à tous : politiques, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes de la société civile, intellectuels, artistes, travailleurs et syndicats, salariés et chefs d’entreprise, etc…, car nous devons tous œuvrer pour éviter les affres de la désillusion du progrès et de l’obsolescence de l’Homme.
Trois choses peuvent nous y aider :
1/ L’intelligence collective, pour mettre en échec l’outrance et l’absurdité d’une époque qui s’éloigne de plus en plus de son humanité et qui nous enjoint trop souvent de choisir le funeste plutôt que la raison.
Intelligence pour mettre en échec tout ce qui pourrait produire de l’autophagie (art de dévorer soi-même).
2/L’unité entre tous les composants du pays-Guadeloupe sur le plan social, ethnique, religieux et politique, afin de revigorer l’Être-ensemble et le Vivre-ensemble, puisque ce sont là les deux marqueurs attestant du sens même dû faire-peuple.
Unité pour refuser tous ensemble, les manœuvres de mauvais plans qui viendraient à nous monter les uns contre les autres.
3/L’Amour, afin de répudier les mauvaises senteurs, les mauvaises inspirations, de manière à transformer le tragique en projet commun et l’incurie en plan de réussite individuelle et collective.
Amour pour transcender nos différences, cautériser nos peurs et faire de notre pays, un territoire apaisé et apaisant.
Faire peuple, c’est se rappeler qu’être guadeloupéen c’est être porteur de valeurs fortes, être doté d’une âme aguerrie malgré les souffrances du temps et les blessures invisibles.
C’est être conscient que nous ne sommes pas n’importe qui et que tous ces hommes et femmes de valeur qui sont du pays et qui ont participé à la construction du monde, sont pour nous des références qui nous autorisent à répudier tout ce qui attente à notre humanité et à notre dignité.
C’est encore faire taire ces pulsions de mort qui voudraient nous éloigner de la beauté de notre diversité et de cet imaginaire que le temps nous a donné en héritage pour valoriser notre humanité, en leur préférant les pulsions de vie que nous avons en nous, puisque nous sommes un peuple solidaire, résilient et empathique.
Faire peuple, c’est participer à la construction d’un nous-mêmes robuste, afin que nous ne prenions pas le risque de participer à la perte de notre identité et que nous soyons épargnés du chaos qui s’installe peu à peu dans le monde.
Gérard Bulin-Xavier

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