Guadeloupe. Lamentin en deuil : José Toribio, le « Lion », s’est éteint
Guadeloupe. Lamentin en deuil : José Toribio, le « Lion », s’est éteint
Pointe-à-Pitre, vendredi 21 mars 2026. CCN.
C’est une page monumentale de l’histoire politique de Lamentin et de la Guadeloupe qui se tourne.
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José Toribio, figure emblématique, clivante et passionnée de la vie publique locale, nous a quittés. Avec lui s’envole une certaine idée de la politique, mélange de verbe haut, de stratégie de terrain et d’attachement viscéral à sa terre.
Lamentin pleure l’un de ses fils les plus illustres. José Toribio n’était pas seulement un ancien maire ; il était l’héritier d’une lignée, le porteur d’un nom qui résonne dans chaque ruelle de la commune depuis des décennies. Succédant à son père, l’emblématique René Toribio, José avait su, dès 1989, imposer son propre style : celui d’un bâtisseur parfois impétueux, mais toujours habité par une vision pour sa cité.
L’homme des grands défis et de la culture
On se souviendra de son passage aux affaires comme d’une période d’effervescence. José Toribio, c’était l’homme qui voulait faire de Lamentin un pôle d’excellence culturelle. Des écoles d’art aux sculptures monumentales qui jalonnent encore le paysage, il a marqué la pierre et les esprits. Pour lui, la politique ne se limitait pas à la gestion administrative ; elle était un acte de création permanente.
Ses partisans retiendront sa combativité légendaire et son charisme oratoire. Ses adversaires, eux, n’oublieront jamais ce stratège redoutable qui ne reculait devant aucune joute, même les plus féroces. Entre alliances rompues et reconquêtes spectaculaires — notamment son retour en 2008 —, José Toribio a survécu à bien des tempêtes politiques, porté par une base électorale fidèle qui voyait en lui un protecteur.
Un héritage en débat
Si sa carrière a été marquée par des zones d’ombre et des batailles judiciaires qui ont parfois terni son blason, l’homme est resté droit dans ses bottes jusqu’au bout. Il laisse derrière lui une commune transformée, mais aussi un vide politique immense au sein du PSG (Parti socialiste guadeloupéen), dont il fut une figure de proue.
Aujourd’hui, au-delà des clivages, c’est le respect qui domine. La Guadeloupe perd un de ses « vieux lions », un de ces hommes politiques à l’ancienne, capables de tenir tête à l’État comme d’écouter les doléances du plus humble des citoyens sur le perron de la mairie.
À sa famille, à ses proches et aux Lamentinois, Caraïbes Créole News adresse ses plus sincères condoléances.
Adieu, José. Que la terre de Lamentin te soit légère.
par CCN
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