Guadeloupe. Politique. Pour le CIPN Laurent Petit doit quitter la Guadeloupe
Guadeloupe. Politique. Pour le CIPN Laurent Petit doit quitter la Guadeloupe
Guadeloupe. Mardi 24 mars 2026. CCN. Politique
Une vidéo diffusée entre les deux tours des élections municipales en Guadeloupe continue de faire réagir. On y voit Laurent Petit, candidat du Rassemblement national à Saint-François, déchirer des affiches et des professions de foi de candidats encore en lice.
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Les images, devenues virales, montrent également ses accompagnateurs — tous blancs — récupérer les morceaux de papier et les utiliser de manière obscène, en dansant sur une musique de Claude François. En fin de séquence, M. Petit brandit ostensiblement devant l’objectif la photo de Sophie Péroumal, candidate du Parti progressiste démocratique guadeloupéen (PPDG), avant de déchirer son affiche.
Invité mardi 24 mars 2026 sur RCI, Laurent Petit n’a pas répondu sur le fond des faits qui lui sont reprochés. Il a toutefois déploré la diffusion de la vidéo, affirmant qu’elle provenait d’un de ses « collaborateurs ». Une circonstance que ses détracteurs jugent aggravante.
Pour le Collectif pour une indépendance et la prospérité de la Guadeloupe (CIPN), ces agissements dépassent la simple attaque politique. Dans un communiqué, son organisation dénonce « des images répugnantes et indignes » qui visent, selon elle, à salir et humilier non seulement les adversaires politiques de M. Petit, mais « tous les Guadeloupéens, quelles que soient leurs origines africaines ou indiennes ».
Le CIPN rappelle l’histoire du territoire, « construit dans le processus imposé de la déportation des Africains, de la transportation des Indiens et dans les fers de l’esclavage », pour affirmer qu’un tel comportement ne saurait être toléré. L’organisation exige le départ de Laurent Petit de la Guadeloupe, qu’elle présente comme « non négociable », à l’instar de ce qui s’est produit récemment en Martinique, où un homme avait été prié de quitter l’île après avoir craché au visage d’un habitant.
Le quotidien France-Antilles, dans son édition du lundi 23 mars 2026, évoque « l’existence en Guadeloupe de gens (disons franchement de Français) qui vivent en clans et qui affichent un profond mépris pour les Guadeloupéens ». Une réalité que le CIPN dit dénoncer depuis des années, en lien selon lui avec l’accaparement de terres, d’emplois et de ressources immobilières par des réseaux proches du Rassemblement national.
Face à cette situation, le CIPN annonce le lancement prochain d’une pétition, en collaboration avec des organisations et personnalités démocratiques de l’île. Celle-ci exigera le départ de Laurent Petit et appellera au boycott de sa société d’assurance, située à Saint-François.
« La paix entre les communautés vivant en Guadeloupe est à ce prix », conclut le collectif, qui assure que « le peuple guadeloupéen saura se faire respecter ».
Par Jacqueline Jacqueray, présidente du CIPN
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