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France. Politique. Quelle stratégie pour la Gauche face à l’Extrême Droite ?

France. Politique. Quelle stratégie pour la Gauche face à l’Extrême Droite ?

France. Politique. Quelle stratégie pour la Gauche face à l’Extrême Droite ?

Paris. Lundi 22 septembre 2025. CCN. Notre correspondant à Paris Dimitri Lasserre suit de très près le chaos actuel et macroniste de la vie politique française. Cette fois il nous propose une analyse experte de l’attitude de la Gauche française face à la dangereuse montée  du lepénisme et de ses suppôts. La Gauche pour l’heure désunie,  peut-elle vraiment endiguer  une possible vague RN aux portes du pouvoir ? La question se pose dans toutes ses dimensions. La France est-elle sur la pente du Fascisme ?  C’est à lire…

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1/ L’Extrême droite est une vraie menace.

De ce côté de l’océan, quoi qu’on dise, qu’on fasse, qu’on ne dise pas ou que ne fasse pas est supposé « renforcer l’extrême droite ». Au-delà des discours malhonnêtes et ridicules de la macronie, qui associe la FI au camp des « extrêmes », lesquels « extrêmes », théorie du fer à cheval oblige, sont censés se rejoindre, on entend fréquemment, aussi bien dans les médias, les réseaux sociaux, qu’auprès de personnes de la vie courantes, qu’il y a un risque à renforcer l’extrême droite et que, de ce fait, nous devons collectivement nous unir afin de lui barrer la route. Est-ce bien sérieux ?

Oui, l’extrême droite est une menace. Elle ne l’est pas seulement sur le plan électoral, elle est en général, dans sa normalisation et dans sa manifestation à l’intérieur même de la société. Expliquer les mécanismes qui permettent sa montée en puissance demanderait beaucoup d’efforts et d’études. Mais il est inutile d’avoir une compréhension sociologique fine de l’épanouissement de l’extrême droite pour en saisir les effets immédiats, et peut-être certaines de ses causes. 

L’extrême droite, quoi qu’il en soit, n’est pas réductible à un phénomène uniforme, immédiatement identifiable, qu’il serait facile de disqualifier ; bien au contraire, parce que l’extrême droite joue avec le pouvoir, s’articule avec lui, aussi bien elle ne s’avoue que rarement elle-même ce qu’elle est, aussi bien elle ne se laisse pas disqualifier en recourant à tous les moyens qui sont en sa possession. Le premier de ces moyens consiste à rejeter l’idée que l’extrême droite est d’extrême droite. Interpellé lors de la manifestation du 18 septembre dernier, le « journaliste » d’extrême droite Jordan Florentin se défendait tout simplement d’être de droite (sic). 

Le deuxième moyen, proche du premier, requiert de rattacher l’extrême droite à un certain nombre de critères historiques d’une part : bottes noires, chants fascistes, références explicites à des mouvements d’extrême droite passés, etc. ; et de critères théoriques d’autre part : recours à la violence, rejet de la liberté absolue d’expression, intolérance, etc. Dans le premier cas de figure, le problème est rapidement réglé. A l’exception des manifestations rares de groupuscules qui tambourinent sur des instruments à l’effigie des jeunesses hitlériennes, comme cela a eu lieu, sous la protection bienveillante de la police, à Montparnasse en mai dernier, la plupart des représentants de l’extrême droite se veulent présentables. Bien que tout les rattache à un passé historique fait de crimes, de massacres et de génocides, ils portent aujourd’hui les mêmes vêtements que n’importe quel VRP du CAC 40 – ce qui ne les empêche pas de continuer la défense de génocides mais, voyez-vous, de nos jours, cela n’est pas puni. Dans le second cas de figure, l’extrême droite recourt à des artifices rhétoriques et pseudo-logiques, qui consistent à associer la gauche au fascisme. Les slogans sont bien connus : les vrais fascistes sont les antifascistes, les vrais racistes sont les antiracistes. Puis l’extrême droite renverse les stigmates de la violence.

Lors de la manifestation du 18 septembre, des membres du cortège se déplaçaient avec une fausse guillotine. Que n’a-t-on pas entendu sur les réseaux sociaux, citadelles fascistes, à ce sujet ? « Voyez la gauche, contre la peine de mort, qui se trimballe avec une guillotine ! » « Quels horribles sanguinaires gauchistes ! » Bref, le bavardage habituel, dont on pourrait rire s’il faisait illusion. 

Enfin, le troisième est dernier moyen relève de l’emploi direct de la force physique. Ce dernier moyen coïncide avec les stratégies du pouvoir politique, lequel ne s’affiche pourtant pas à l’extrême droite. Le président Macron verse dans une dérive autoritaire de plus en plus significative. Sa politique, pour reprendre les mots de Chapoutot, peut s’assimiler à une forme de libéralisme autoritaire. Pour le dire simplement : la violence au service de la classe bourgeoise. Cette violence est par ailleurs exercée par une police qui, on le sait, est très majoritairement acquise aux idées et aux pratiques de l’extrême droite. Un président autoritaire à la tête d’une police fasciste. Cette police ne craint pas de réprimer par la violence tout acte qu’elle juge insupportable, quand bien même cet acte ne serait rien. Tout le monde a en tête les images de Jérôme Rodrigues, éborgné par la police, et dont le seul péché fut de se trouver place de la Bastille. La police, à l’époque, avait plaidé la « légitime défense ». Police de voyous et de menteurs. Lors des événements récents, nous sommes nombreux à avoir été gazés par la police place de la Nation, enfants y compris. C’est moins grave, il est vrai, que d’être éborgné ou tué. Réjouissons-nous.

2/ Une Extrême droite présentable ?

Aujourd’hui en France, la police est devenue aussi violente qu’elle l’est depuis toujours dans les colonies. Elle est toujours raciste, certes, mais elle n’a plus peur de jeter des grenades lacrymogènes au visage d’enfants blancs. Mais que les blancs se rassurent, il y a encore de la marge. La police n’a pas encore exécuté à bout portant des enfants blancs. Ce sort-là est réservé aux Nahel et consorts. Pour l’instant.

La présence de l’extrême droite se mesure au niveau de répression directe, de violence dans la loi, mais aussi de la direction prise par l’idéologie politique qui, de plus en plus, vire vers le camp conservateur et réactionnaire. L’extrême droite a su certes être rendue présentable dans et par l’appareil médiatique, mais elle a aussi, et surtout, su imposer ses thématiques politiques à l’ensemble de l’ordre social. Elle a réussi à faire émerger un ennemi absolu : l’islamo-gauchisme, ou islamo-wokisme. C’est là le résultat d’un long travail autour du « problème de l’immigration », jugé central chez les fascistes. Il n’y aurait aucune raison de s’inquiéter si ce problème n’était pas devenu central pour la quasi-totalité de la classe politique et, avec elle, de la société. Jacques Rancière, dans Les trente inglorieuses, documente assez bien le cheminement du « problème de l’immigration » à l’intérieur des sphères politiques et sociales françaises depuis le tournant néolibéral des années 1980. Non que la société française soit devenue subitement raciste ; mais la centralité du « problème de l’immigration » permet d’exprimer sans limites toute sa potentialité raciste – qui est très importante. Il convient alors de désigner des boucs émissaires : l’islam d’une part, la gauche de l’autre. L’islam est assimilé directement à l’islamisme, au terrorisme, et doit de ce fait être éradiqué. La gauche, quant à elle, est l’alliée objectif de l’islam. Elle doit donc elle aussi être éradiquée. Le tour de force consiste à reproduire à l’identique le schéma des années 1930 en le faisant passer pour quelque chose de nouveau. Mais il ne faut pas se laisser surprendre : les acteurs contemporains du fascisme renaissant appartiennent à la même classe sociale, et défendent les mêmes intérêts, que leurs ancêtres chemises noires et nazis. On ne gagne pas si on n’est pas présentable, si on n’est pas accepté : c’est une tautologie. Il n’y a pas de fascisme victorieux sans fascisme acceptable.

Mais alors, que faire ? Comment faire face à ce raz-de-marée ? Comment mettre un terme au fascisme ? Comment arrêter les fascistes ? Aucune stratégie ne semble gagnante. Ne rien faire, c’est laisser faire, et donc aider les fascistes. Mais faire, c’est aussi, si on en croit la droite, c’est-à-dire à peu près tout l’appareil médiatique et les réseaux sociaux, « faire le jeu de l’extrême droite ». Telle représentante élue de gauche parle trop fort ? Cela fait le jeu de l’extrême droite. Tel programme politique de gauche est présenté comme « irréaliste » par des médias possédés par des milliardaires ? Cela fait le jeu de l’extrême droite. Un néonazi américain se fait abattre sur un campus ? Cela fait le jeu de l’extrême droite ? Vous ne pleurez pas la mort de ce néonazi, raciste, homophobe ? Cela fait bien entendu le jeu de l’extrême droite. A en croire la droite et l’extrême droite, tout fait le jeu de l’extrême droite. Nous ferions mieux de ne pas les écouter. Poursuivre cette logique jusqu’à son terme, c’est dire que, en 1940, quand des résistants éliminaient des nazis, ils faisaient le jeu de l’extrême droite. Ce n’est pas bien sérieux.

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3/ Quelle stratégie pour la Gauche : union ou clivage?

Comment la gauche peut-elle et doit-elle réagir ? Cette question est difficile, surtout à une époque à laquelle le pouvoir politique tend de plus en plus à la criminaliser. Face à cette criminalisation, d’abord, deux stratégies sont possibles. La première, montrer patte blanche, donner des garanties ; concrètement, soutenir Israël dans le génocide à Gaza, exiger l’expulsion de tous les sans-papiers et, surtout, le plus important, condamner les violences. Cette première stratégie peut se résumer en une formule simple : devenir d’extrême droite. La deuxième consiste à assumer ses positions, soit en se défendant de la criminalisation, soit en y demeurant indifférent. C’est la seule manière de ne pas prêter allégeance aux idées et politiques fascistes.

Passé cela, il convient de se demander comment la gauche doit agir politiquement pour empêcher, si d’aventure c’est possible, une prétendue victoire inéluctable de l’extrême droite ? Là encore, deux stratégies : l’union ou le clivage. La stratégie la plus intuitive défend l’union. L’union, c’est ce qui a permis à la gauche d’exister lors des législatives de 2022, et c’est ce qui lui a permis de gagner les législatives de 2024. Malheureusement, malgré la victoire du Nouveau Front Populaire, le président Macron a décidé de confier le poste de premier ministre à trois ministres issus d’une droite a minima très conservatrice. Michel Barnier, opposant à la dépénalisation de l’homosexualité, François Bayrou, qui a fait silence sur  des affaires de violences et d’agressions sexuelles sur mineurs, et Sébastien Lecornu, opposant au mariage pour tous et connu pour des sorties au ton très colonial. Conclusion : quand le pouvoir exécutif est aux mains d’un président réactionnaire, autoritaire, ou aux velléités tyranniques, il ne sert à rien de remporter des élections législatives. On touche là à une des limites actuelles de l’union de la gauche, qui se heurte, malgré l’esprit de la loi, à la réalité d’un pouvoir autoritaire qui préfère brader la république à l’extrême droite plutôt que de s’en aller. Rien d’étonnant, puisque nous sommes dans une situation dans laquelle ce président mal élu est désavoué systématiquement dans les urnes et dans la rue sans envisager un instant de quitter sa place. Ce pouvoir illégitime ne tient qu’au prix de l’exercice de la violence légale, et même illégale. Face à la loi, après tout, les fusils ont toujours le dernier mot.

Se pose alors la question de la stratégie à adopter pour la prochaine élection présidentielle. La gauche doit-elle s’unir ou chacun doit-il faire cavalier seul ? Là encore, l’union semble être la stratégie la plus rationnelle. En s’unissant, les forces de gauche pourraient se qualifier au second tour de l’élection présidentielle, puis espérer l’emporter par la suite. Mais cette stratégie se heurte à plusieurs limites. D’abord elle nécessite l’alliance de partis et de mouvements aux histoires et aux aspirations diverses. Le PS, bien ancré dans l’histoire de la trahison, devrait faire alliance avec la FI après l’avoir trahie. Outre ces problèmes bien concrets, les visions du monde défendues par un Glucksmann n’ont pas grand-chose à voir avec celles de Fabien Roussel, moins encore avec celles du programme du PCF, et ont peu en commun avec le programme de la FI. Une fois élue, dans quelle direction une telle union pourrait-elle gouverner ? Comment servir à la fois les intérêts de classe de la bourgeoisie, défendus par Place publique et le PS, et ceux du prolétariat et des personnes racisées, défendus par la FI ? L’union de la bourgeoisie et du prolétariat est impossible car la bourgeoisie et le prolétariat partagent des intérêts objectifs contraires. Enfin si, cette union est possible : elle s’appelle le fascisme. Le fascisme, c’est quand la bourgeoisie et le prolétariat s’unissent autour d’intérêts subjectifs communs : pour ce qui nous concerne, l’anéantissement des Noirs, des Arabes, des militantes et militants progressistes, et l’assujettissement des femmes à leurs maris et à leurs violeurs. Retour à la case départ. Ensuite, sur le plan du calcul électoral, la stratégie n’est peut-être pas payante. Dans le cas d’un duel au second tour qui opposeraient le RN et la FI, il est vraisemblable que la plupart des partis appellent au barrage républicain. Certes, cela ne sera sans doute pas unanime, car une partie de la droite préférera toujours Hitler au Front Populaire, mais c’est très vraisemblable – sinon tout est perdu. Et alors nous retombons dans le cas précédent. Mais une autre issue est possible : un candidat comme Retailleau peut parfaitement siphonner les voix du RN et se retrouver contre la gauche au second tour. Dans cette configuration, faute de réserves de voix, la gauche est condamnée à une défaite certaine. Enfin, dernière chose, et pas des moindres, l’union à gauche est matériellement impossible. Les opportunistes de l’Après ont décidé, pour dynamiser leurs carrières personnelles, de tourner le dos à la France Insoumise afin de réaliser, sans elle, l’union de la gauche. Or, faut-il le rappeler, les dernières élections présidentielles n’ont pas été très favorables aux mouvements de gauche, la FI exceptée. De plus, Glucksmann a dores et déjà décidé de faire cavalier seul, en assumant des points de rupture programmatique avec la FI et le reste de la gauche. Concevoir l’union de la gauche, aujourd’hui, c’est vivre dans un fantasme.

4/ La droite se cherche une figure pour incarner le libéralisme autoritaire

Reste par conséquent, et par nécessité, la seconde solution. Il est à craindre, dira-t-on, que, désunie, la gauche s’écroule et n’atteigne pas le deuxième tour de la prochaine présidentielle. Nous pourrions alors nous retrouver dans des configurations peu heureuses dans lesquelles s’affronteront Retailleau et Le Pen, Retailleau et Bardella, ou le Medvedev de Macron et le ou la candidate du RN. Cela poursuivrait assez naturellement le processus actuel de fascisation. Mais il y a une autre hypothèse : face à la désunion de la gauche se trouve la désunion de la droite, laquelle peut faire gagner la FI. La désunion, à gauche, repose assez fondamentalement sur des visions du monde différentes ; à l’exception, peut-être de Fabien Roussel, premier secrétaire d’un parti dont le programme est très proche de celui de la FI, sinon plus à gauche que lui, mais dont l’opportunisme et le carriérisme l’oblige à se rapprocher de sociaux-démocrates plus libéraux encore que les Insoumis. A droite, en revanche, le projet est globalement le même pour tous les partis : libéralisme économique, assistanat à la bourgeoisie la plus aisée, racisme, diabolisation de la gauche, soutien aux génocidaires du monde entier – bref, le même programme depuis le dix-neuvième siècle. Mais malgré cette unité de projet, les candidatures sont multiples. Par chance, la totalité des personnalités politiques de droite et d’extrême droite ne sont intéressées que par leurs intérêts personnels, et n’en ont que faire de l’intérêt général. D’où une division de plus en plus notable. Il est très vraisemblable que la droite arrive très divisée aux prochaines présidentielles. Cette division est la conséquence de l’opportunisme que nous venons d’évoquer, ainsi que de l’explosion du centre extrême, qui ne rencontre plus l’adhésion. La droite se cherche une figure pour incarner le libéralisme autoritaire et le racisme. 

Qui cela pourrait-il être ? Jordan Bardella ? Marine Le Pen ? Eric Zemmour ? Bruno Retailleau ? Laurent Wauquiez ? Édouard Philippe ? François Bayrou ? Gabriel Attal ? Xavier Bertrand ? Philippe De Villiers ? Nicolas Dupont Aignan 

On ne sait plus où donner de la tête. Ils veulent tous le pouvoir. Qu’on y songe, devant la division des opportunistes de droite, la FI pourrait passer au second tour en laissant derrière elle les opportunistes de gauche. Et alors un scénario probable serait un second tour qui opposerait la France Insoumise au candidat ou à la candidate du Rassemblement National. A tout le moins, ce scénario est cohérent avec l’explosion réelle du bloc central néolibéral pro-business, raciste à ses heures. La crise du capitalisme oblige à choisir : les nazis ou le progrès social. Alors la gauche aurait de nombreuses réserves de voix ; car on imagine mal les traîtres de l’Après, du PS, du PCF, de Place publique, appeler à voter pour le RN. C’est une force car il est vraisemblable que ces mouvements de « gauche » captent une partie de l’électorat du centre. Puis, comme nous l’avons vu plus haut, nous pourrons compter sur une mobilisation molle d’une partie de la droite qui pourrait appeler au barrage républicain. Alors la France Insoumise pourrait gouverner en appliquant un programme de gauche, sans avoir à composer avec les traîtres des autres partis.

Cette analyse, je dois le dire, n’est pas exclusivement la mienne. Elle a été notamment développée par des camarades de la revue Positions, qui ont établi un graphique qui permet d’évaluer la répartition des bulletins de vote en fonction des catégories socio-professionnelles. Elle a été également reprise par Frédéric Lordon, de manière un peu balbutiante, lors de son dernier entretien accordé à Blast. Elle me semble être, pour l’instant, la plus convaincante. La gauche ne gagnera qu’avec un programme de gauche porté par des personnes de gauche. Les alliances avec les traîtres, les racistes et les génocidaires sont les raisons qui ont conduit la gauche à perdre toute crédibilité devant les électeurs. Et donc, pour anéantir l’extrême droite, le soutien à un programme progressiste, en rupture totale et absolue avec le fascisme, le racisme, le libéralisme économique à tout va qui appauvrit les humains et menace jusqu’à leur existence et leur milieu d’habitat naturel, est de loin la meilleure solution. La chute du centre montre qu’il n’y a pas de place pour autre chose qu’un programme de rupture avec l’ordre établi. Soit il sera fasciste, soit il sera humaniste, progressiste, antiraciste, et au service des classes laborieuses.

N’écoutez pas les ritournelles incessantes qui voient dans cette rupture le moyen de « faire le jeu de l’extrême droite ». Défendre le progressisme, combattre le fascisme par tous les moyens n’a jamais fait et ne fera jamais le jeu de l’extrême droite. Nous pouvons, travailleurs, travailleuses, blancs, non blancs, athées, musulmans, avec ou sans papiers, quelle que soit notre appartenance de genre et de race, frapper un grand coup le capitalisme, qui n’a plus que le fascisme pour roue de secours. Unissons-nous et nous vaincrons.

D.L

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