Guadeloupe. Éducation. Le SNEP-FSU conteste la réduction des vacances d’été
Guadeloupe. Éducation. Le SNEP-FSU conteste la réduction des vacances d’été
Pointe-à-Pitre, vendredi 20 février 2026. CCN. Le débat sur une éventuelle réduction des vacances scolaires d’été à six semaines suscite de vives réactions en Guadeloupe. Dans un communiqué daté du 11 février 2026, le SNEP-FSU Guadeloupe dénonce une mesure qu’il juge inadaptée aux réalités locales et appelle à une réforme plus ambitieuse du système éducatif.
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Un lien contesté entre durée des vacances et réussite scolaire
Selon le syndicat, l’argument d’une amélioration de la réussite scolaire par la diminution des congés estivaux ne repose sur aucun lien de causalité établi. Il met en avant l’exemple de plusieurs pays européens figurant en bonne place dans les classements internationaux, comme la Finlande ou l’Estonie, où les vacances d’été s’étendent sur dix à douze semaines.
Pour le SNEP-FSU, ces résultats s’expliqueraient davantage par des investissements structurels, notamment un nombre d’enseignants plus important et des effectifs réduits par classe, que par l’organisation du calendrier scolaire. Réduire la durée des vacances reviendrait, selon lui, à éluder la question des moyens alloués à l’Éducation nationale.
Une priorité : renforcer l’éducation physique et sportive
Le syndicat alerte également sur la baisse de la pratique physique chez les jeunes, qu’il associe à la diminution des horaires obligatoires d’éducation physique et sportive (EPS) au collège et au lycée. Il estime que les dispositifs ponctuels mis en place ces dernières années n’ont pas produit les effets escomptés.
Pour y remédier, le SNEP-FSU Guadeloupe plaide en faveur d’un passage à quatre heures hebdomadaires obligatoires d’EPS pour tous les élèves. L’objectif affiché est d’instaurer une pratique régulière et structurée, jugée plus efficace pour lutter contre la sédentarité et ses conséquences sur la santé.
« Plus et Mieux d’école » plutôt qu’un calendrier raccourci
Au-delà de la question des vacances, le syndicat défend une conception plus globale de l’école, présentée comme un levier d’émancipation culturelle et sportive. Il propose de renforcer l’offre au sein même des établissements, en développant notamment les sections sportives, les associations sportives scolaires et l’accès aux activités culturelles.
L’enjeu serait, selon lui, de réduire les inégalités sociales en limitant les freins financiers ou logistiques qui empêchent certains élèves de pratiquer des activités sportives ou culturelles en dehors du cadre scolaire.
La question des transports et des infrastructures
Le SNEP-FSU Guadeloupe pointe également les difficultés liées aux transports scolaires. Les circuits longs et les doubles rotations de bus entraîneraient des journées particulièrement étendues pour les élèves, avec des arrivées très matinales et des temps d’attente importants. Le syndicat appelle à une réorganisation logistique afin d’optimiser le temps réellement consacré aux apprentissages et aux activités.
Enfin, il souligne la spécificité climatique du territoire. Réduire les vacances d’été sans investissement massif dans des infrastructures adaptées, notamment des bâtiments ventilés et des équipements sportifs couverts, serait, selon lui, difficilement compatible avec les conditions tropicales locales.
En conclusion, le SNEP-FSU Guadeloupe demande l’abandon du projet de réduction des vacances estivales et plaide pour un investissement renforcé dans les moyens humains et matériels de l’Éducation nationale, afin de répondre aux besoins des élèves du territoire.
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