Guadeloupe. Évolution institutionnelle. Ary Chalus appelle à « prendre le temps du consensus »
Guadeloupe. Évolution institutionnelle. Ary Chalus appelle à « prendre le temps du consensus »
Pointe-à-Pitre, vendredi 20 février 2026. CCN. Réuni lundi 9 février à Paris pour une deuxième séance de travail consacrée à l’évolution institutionnelle de la Guadeloupe, le président du conseil régional, Ary Chalus, a exprimé ses réserves sur la méthode engagée. La rencontre, organisée à l’invitation de la ministre des Outre-mer, faisait suite à de premiers échanges tenus le 19 décembre dernier. Le président de Région y a participé en visioconférence, tandis que la deuxième vice-présidente, Marie-Luce Penchard, était présente sur place.
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À l’issue de cette réunion, Ary Chalus a tenu à dissiper ce qu’il considère comme une ambiguïté : selon lui, aucun consensus n’existe à ce stade sur l’évolution du statut et des institutions de la Guadeloupe. Il estime que l’image d’une unité partagée par l’ensemble des acteurs ne reflète pas la réalité des discussions.
Le président de Région critique notamment une démarche qu’il juge trop rapide. D’après lui, le projet issu des résolutions adoptées le 17 juin dernier comporterait encore des zones d’ombre et des incertitudes qui mériteraient d’être approfondies avant toute accélération du calendrier institutionnel.
Dans ce contexte, Ary Chalus plaide pour un débat « ancré dans les réalités » du territoire. Il souligne que l’archipel fait face à des enjeux majeurs, notamment en matière de sécurité et de modernisation des réseaux d’eau potable et d’assainissement, qui doivent rester au cœur des priorités.
Autre point de friction : l’absence, selon lui, d’un dialogue suffisant avec les forces vives locales. Le président de Région estime que toute évolution institutionnelle doit s’appuyer sur une concertation élargie et structurée avec les acteurs socio-économiques du territoire.
Il appelle également à davantage de transparence sur les implications concrètes d’une éventuelle réforme. Cela passe, selon lui, par des simulations précises concernant les transferts de compétences et leurs conséquences financières, afin d’éviter tout désengagement de l’État et de garantir une visibilité claire sur les ressources fiscales et les charges transférées.
En résumé, Ary Chalus pose trois conditions : la reprise d’une concertation inclusive, la clarification de l’impact financier et institutionnel des évolutions envisagées, et un calendrier respectant le temps nécessaire à l’adhésion citoyenne.
Tout en saluant le travail préparatoire mené par la commission ad hoc, le président du conseil régional affirme rester favorable à une évolution institutionnelle, à condition qu’elle s’inscrive dans les réalités guadeloupéennes et qu’elle permette une amélioration durable des politiques publiques. Il prévient qu’il s’opposera à toute réforme qu’il jugerait précipitée ou imposée sans concertation suffisante.
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