Guadeloupe. Politique. Guy Losbar très ferme sur les résolutions du congrès
Guadeloupe. Politique. Guy Losbar très ferme sur les résolutions du congrès
Basse-Terre – Capitale, jeudi 5 février 2026. CCN. La plénière du conseil général qui s’est tenue ce matin a été l’occasion pour Guy Losbar de réaffirmer sa volonté d’aller jusqu’au bout des résolutions votées lors du 19e congrès. Bien sûr, cette éventuelle évolution doit traverser deux montagnes : l’accord de l’État français et le vote référendaire du peuple Gwadloupéyen. Inévitablement, les prochaines municipales seront un test grandeur nature pour le GUSR. Si le parti losbarien arrive devant les autres à l’issue des élections des 15 et 22 mars, LOSBAR pourrait avoir une longueur d’avance sur cette question. Curieusement, le MEDEF et la CGPME organisent de leur côté une opération pro-article 73 de la constitution française. Enfin, dans le camp des nationalistes, pas encore de réaction : on sait juste que l’UGTG prône l’abstention pour les municipales. C’est cela la Guadeloupe début 2026.
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Dans un climat politique local déjà marqué par les enjeux institutionnels, Guy Losbar a mis les points sur les « i » ce jeudi matin au cours de la plénière du Conseil départemental. Devant les élus réunis à Basse-Terre, le président a réaffirmé son engagement à mener à terme les résolutions adoptées lors du 19ᵉ congrès des élus guadeloupéens, tout en soulignant les obstacles encore à franchir.
L’une des pièces centrales de son intervention a porté sur la tenue prochaine d’une deuxième réunion du groupe de travail interministériel consacré à la Guadeloupe, programmée ce 9 février au ministère des Outre-mer à Paris. Constitué en décembre dernier pour réfléchir aux évolutions statutaires de l’archipel, ce comité — qui associe représentants guadeloupéens et services de l’État — doit approfondir les pistes esquissées ces derniers mois.
Sur ce dossier, M. Losbar a insisté sur la nécessité d’un accord solide avec l’État français, préalable indispensable selon lui à toute réforme institutionnelle. « Nous ne faisons pas de la posture, nous cherchons des résultats concrets », a-t-il affirmé, soulignant que les discussions allaient s’intensifier dans les semaines à venir.
Guy Losbar a toutefois rappelé un principe qu’il a qualifié de fondamental : aucune évolution institutionnelle ne pourra se faire sans l’adhésion de la population. Les modalités de la concertation citoyenne font ainsi partie intégrante des discussions engagées avec l’État, les Guadeloupéens devant, selon lui, avoir le dernier mot sur l’avenir institutionnel et statutaire de l’archipel.
Dans cette perspective, le président du Conseil départemental a exprimé le souhait que la population puisse se prononcer avant la fin de l’année 2026. D’ici là, les travaux préparatoires doivent se poursuivre afin d’approfondir les différents scénarios et d’en mesurer les implications concrètes.
En conclusion, le président du Conseil départemental a réaffirmé sa position sans ambiguïté : le statu quo n’est plus envisageable. Selon lui, seule une démarche fondée sur le dialogue, la clarté et la responsabilité permettra de tracer une voie crédible pour l’avenir de la Guadeloupe.
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