Municipales 2026 : Qui va gagner ?
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Nous sommes à quelques semaines des élections municipales.
Les candidatures seront déposées jusqu’au 26 février, un peu partout en Gwadloup, des listes se font et se défont .
On lo moun vlé fè on kou mè, men es sé pou fè péyi-la ay pli douvan ?
1/ Dans la ville du Gosier par exemple, il y a eu jusqu’à 18 candidats possibles. Aux dernières nouvelles entre accords et désaccords, ils devraient être une petite dizaine à briguer la succession réelle de Cédric Cornet, le jeune élu brutalement décédé en mars 2024.Les Gosiériens sont comme perdus face à cette armada de candidats.
2/ Saint Claude une autre ville où la situation semble tout aussi compliquée. . Elie Califer,( PS ) a été maire de cette ville de 2003 à mars 2022, date de son élection comme député. C’est son adjointe Lucie Mirre- Weck qui lui succéda en toute confiance. Sauf que la mairesse insatisfaite d’une décision politique du député décida de changer son fusil d’épaule et devint la principale opposante de Califer. Sa majorité pourtant très stable depuis la dernière mandature a explosé suite au choix fait pour la tête de liste. Au pied du volcan, ça chauffe. L’électorat saint claudien est dans le doute. Qui sera calife à la place de Califerr ?
3/ Baie Mahault, c’est une histoire peu banale. Pendant presque 2 décennies, Ary Chalus l’actuel président de Région a occupé le fauteuil de maire. Arrivé à la Région en 2015, il a emmené avec lui son dir cab, Teddy Bernadotte, alors devenu le “big boss” de la Région. Une décennie plus tard, revoilà A. Chalus conduisant “provisoirement” une liste avec comme objectif installer son dir cab dans le fauteuil de maire. Il a face à lui 2 listes aux noms historiques pour la ville: Michel Mado dont le décès brutal de son père Paul Mado en avril 2001, a permis à A. Chalus d’être maire. Il a été en fait “l’héritier” de Paul Mado, mais on le sait an politik pani ni zanmi ni fanmi.
L’autre opposant historique, c’est Sylvie Chammougon, fille de Édouard Chammougon ex maire et dont Chalus a été aussi très proche.
Tout le monde le sait .Chalus est ciblé par une lourde enquête du Parquet National Français. Aura t-il la possibilité de conduire la liste jusqu’au 15 mars? Les habitants de Baie-Mahault sont interrogatifs : auquel cas que va t’il se passer ? nou ka atann pou vwè..
4/ Autre ville, autre problématique: Sainte Anne. Un peu comme à Saint Claude l’actuel Député Christian Baptiste a été maire jusqu’à ce qu’il soit élu à l’Assemblée Nationale française.Encore une affaire politico-familiale., Frantz Baptiste son frère aîné redoutable tacticien a subitement pris la main et le fauteuil . Ce qui oblige le député à se lancer dans une bataille contre son propre frère. Les autres candidats opposants et les habitants de la ville se posent tous la même question: en, cas de second tour les frangins vont ils se réconcilier et s’unir comme jamais ? on dot bab !
A la veille de ces municipales, on pourrait sans grand efforts recenser une multitude de “cas” semblables.D’autant qu’à l’étage supérieur, au dessus, des municipales ,subsiste depuis juin 2025, ( dernier congrès des élus) une interminable guéguerre entre les 2 présidents des Collectivités “majeures” Guy Losbar et Ary Chalus ne s’accordent pas sur l’avenir institutionnel de la Gwadloup. Ça va même très loin. Le sénateur socialiste Victorin Lurel qui n’a jamais digéré ses défaites face à A. Châlus “soutient “ objectivement ce dernier dans sa bataille contre Losbar. Mi la nou yé.
Cette situation politique de barik boutey krazé ne peut aucunement contribuer à une claire compréhension de la vie politicienne dans cette colonie.`Si on ajoute à tout cela l’incroyable partition des gros patrons du Medef et autres qui veulent avec une détermination obstinée que plus rien ne bouge.Pour eux : i bon kon sa ils sont installés dans leur zone de confort,toute évolution statutaire même à minima est pour ces grands patrons un insurmontable problème. Une question se pose: quand la Gwadloup arrachera son indépendance nationale; ka yo ké fè?
Pour l’heure, dans un archipel où la précarité, la misère sociale, la violence gagnent chaque jour du terrain, les batailles pour les mairies sont-elles réellement la priorité majeure des électeurs? jadis tous les politistes et sociologues le savent, notre peuple semblait prendre plaisir à participer aux joutes électorales. En fait apres l’abolition de l’esclavage, les hommes qui avaient été mis en esclavage et devenus provisoirement “libres” accueilaient les léections comme un espace d’une nouvelle liberté.Mais ce temps est revolu . Ils sont de plus en plus nombreux les gwadloupéyens aujourd’hui à avoir compris que les élections successives, au rythme du calendrier français, ne peuvent pas résoudre les nombreux problèmes récurrents.
Quand on examine de près tous ces hommes et femmes qui ont tenté ou qui tentent de briguer un mandat, combien ont les compétences ou le profil nécessaires pour faire bouger les lignes et changer vraiment le paradigme de notre pays ?
Au soir du 22 mars prochain, la cartographie politique aura-t-elle vraiment changé ? La Gwadloup ira-t-elle mieux ? Qu’en sera t-il des belles promesses d’avant vote ?
Es sa ki an bék ké an fal ? répondé réponn
