Partagez sur

Actualité en Guadeloupe, Martinique, Guyane et dans la Caraïbe !

La Gwadloup va mal : oui et alors ?

La Gwadloup va mal : oui et alors ?

Partagez sur

Partagez sur

Tout compte fait, Le Cornu pourra passer les fêtes de fin d’année à Matignon.
Les tentatives du RN et de la LFI de renverser la table ont échoué. Voilà pour la France.
Mais en Gwadloup où en sommes-nous ? Kay ka fèt ?
Globalement, on peut sans se tromper affirmer que notre Gwadloup se porte très mal et que cela ne va pas s’améliorer, quoi qu’on dise…

Les constats.

Vie quotidienne et violence des jeunes

Le nombre d’homicides par armes à feu n’a pas cessé de croître. Il y aurait, dit-on, près de 40 000 armes en circulation. Cela signifie que l’insécurité est réelle et va augmenter.
Quelles solutions ? Augmenter les forces de police et condamner des délinquants ? Oui, mais on s’en rend compte, ces mesures bien que nécessaires ne peuvent pas régler un problème qui est devenu sociétal. Avez-vous noté qu’en Gwadloup, comme ailleurs, ce sont des jeunes qui s’entretuent souvent pour des questions liées au trafic de drogue. Mais pas que.
Mais qui sont ces jeunes ? Ils font partie de cette frange un peu “marginale” qui, le plus souvent, est sans emploi ni avenir. Elle se livre à toutes sortes de moyens illégaux pour survivre dans une société coloniale de consommation.
Qui se préoccupe vraiment du sort de ces jeunes ?
Pas grand monde, car ils sont en marge de la société et donc marginalisés, quasiment oubliés.
Ceux qui sont capturés par les forces de police ou de gendarmerie sont jugés puis jetés en prison. Est-ce la meilleure solution ? Si on va au cœur du problème, on s’aperçoit que cette violence est pour eux hélas un moyen d’exister, comme un cri de douleur dans une société où ils sont rejetés. Cela signifie que si RIEN N’EST fait, cette violence va s’accentuer car le trafic de drogue est pour eux LE moyen de survivre dans cette société.
Il n’y a pas que nos jeunes qui soient en souffrance. C’est une grande partie de notre peuple qui s’enfonce au quotidien dans cette misère sociale et cette précarité. Combien d’années faudra-t-il encore attendre afin que les problèmes récurrents de l’eau ou du chômage trouvent un début de solution ? La Gwadloup de cette fin de 2025, toujours colonisée, se traîne à la remorque d’une France politiquement instable. Mi sé la nou yé..

Vie quotidienne des politiciens traditionnels

Nous sommes à quelques mois de nouvelles élections municipales francoloniales en Gwadloup. Tout le personnel politique est focalisé sur cette échéance. Les maires font tout ce qu’il faut pour tenter de mobiliser les électeurs. Sur les RS, les événements municipalisés de toutes sortes pullulent. C’est la règle du jeu.
Nul besoin d’être sociologue ou politologue pour se rendre compte que cette énième bataille des municipales n’est qu’un catalogue de promesses qui ne pourront pas être tenues.
Les maires en place depuis 6 ans ou davantage ont cru que les réunions du CLSPD (Comité Local de Sécurité Prévention de la Délinquance) suffiraient à résoudre le problème des jeunes marginalisés. Point du tout, car les homicides n’ont pas diminué.
Les politiques savent-ils qu’il faudra aller à la racine du mal ? C’est-à-dire mettre en place une vraie politique de mixité sociale, et donc d’emploi, pour casser cette marginalisation.
Mais quand on sait que Guadeloupe Formation, l’organisme qui était censé aider à sortir certains jeunes de leur ghetto social, est aujourd’hui une coquille vide, il n’y a rien de rassurant.
Les jeunes “décrochés” et sans emploi, sans possibilités de formation, donc abandonnés par les politiques publiques, n’ont guère d’autres solutions.
Ah oui, j’ai failli oublier les candidats aux élections : on attend de voir leurs propositions-promesses pour “sauver” notre jeunesse. Promesses, car combien de ces nombreux candidats pourront être élus et donc avoir la possibilité de concrétiser ces belles promesses de rêve ?
En réalité, les politiques ou les candidats ne mesurent pas, avec la lucidité nécessaire, ce qui est en train de se passer. Ce qui motive ces hommes et femmes politiques traditionnels, c’est leur élection ou leur réélection. Qu’ils soient candidat(e)s aux municipales du 15 mars ou aux prochaines confrontations : Régionales, législatives. C’est le calendrier électoral francolonial qui est le maître des horloges dans la colonie.

Vie quotidienne des indépendantistes

En pays colonisé, il leur revient de tout mettre en œuvre pour en finir avec le système d’oppression colonial. Théoriquement oui.
Est-ce la réalité de la Gwadloup fin 2025 ?
Nous l’avons maintes fois constaté, écrit, dit et répété, en cette fin 2025, le camp nationaliste gwadloupéyen n’est plus du tout représentatif.
Les diverses organisations nationalistes, anticolonialistes, semblent se complaire dans leurs diversités. Ils n’ont pas de programme susceptible de créer le mouvement d’une vaste adhésion populaire.
Il est bien loin le temps où l’UPLG pouvait rassembler à Bonne Veine (manifestation internationale) ou pour la libération de Georges Faisans (1985) des milliers de Gwadloupéyens.
Le drapeau national existe bien mais est en berne.
LKP, qui a su mettre en mouvement une majorité des assos, des syndicats, des partis et organisations syndicales (2009), n’a plus la force ni le discours nécessaires pour faire bouger les lignes.
Le pire du pire, c’est la dispersion des organisations du courant nationaliste. L’unité est devenue comme un tabou. Plus personne n’en parle et ne semble le souhaiter.
L’année 2025 va se terminer sur ces constats lucides : alors que faire ? Un congrès de tout le peuple pour redire ce que nous savons tous déjà ? Awa.

DZ

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ccnfirst.COM

Bienvenue sur le portail

Actualité, Événements,
Bons plans des Îles du Sud
Les acteurs du développement
de la Guadeloupe de demain.
Le festival de la
bande-dessinée et du manga .
Portail Caribéen
Média et Com