Guadeloupe. Festival : C’est parti pour la 14e édition de Caribulles : IA BD-Manga
Guadeloupe. Festival : C’est parti pour la 14e édition de Caribulles : IA BD-Manga
Gosier. vendredi 24 avril 2026 | CCN.
Caribulles a donné le coup d’envoi de son Festival IA BD-Manga, lors d’une conférence de presse qui a rassemblé l’ensemble des médias de l’archipel.
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Une conférence de lancement sous le signe de la création
Le président de Caribulles News, Danik Zandwonis, a pris la parole aux côtés des mangaka invités du festival : Raphy, Victor Dermo, Tiers et Topher, le duo créateur de “Hajimé”, inspiré par Teddy Riner.
Michel Mado, nouveau maire de Baie-Mahault, conseiller communautaire et président de la commission culture et vie associative du Conseil départemental, était également présent.
Après les présentations et remerciements, chacun a apporté son éclairage sur cette XIVe édition du Festival Caribulles.
Les temps forts du festival
Les industries culturelles et créatives (ICC), secteur économique transversal, ont été mises en avant dès l’ouverture. L’accent a été porté sur la nécessité de structurer cette filière encore trop peu connue, mais pourtant omniprésente en Guadeloupe.
Le président du festival a rappelé l’initiative portée par Caribulles : le Meet-up des ICC, organisé en partenariat avec le Conseil départemental, avec l’universitaire Alain Maurin et plusieurs intervenants institutionnels.
Ce rendez-vous s’est tenu mercredi soir, au cœur de la Résidence départementale du Gosier.
Danik Zandwonis a également annoncé les autres temps forts :
“On a inventé quelque chose de nouveau […] au niveau mondial, nous avons pris une BD et on l’a transformée en pièce de théâtre.”
Ce concept, baptisé TéyatABulles, a bénéficié de l’expérience d’Harry Kancel, metteur en scène reconnu en Guadeloupe. Lors de l’avant-première au MACTe, la pièce a conquis le public et reçu une standing ovation.
Une journée dédiée aux ICC, à l’intelligence artificielle et à la BD-Manga a également été annoncée, ainsi que le Village du Festival au MACTe, ouvert jusqu’au 26 avril.
La jeunesse et la création artistique au cœur du projet
Caribulles dépasse largement le cadre d’un simple festival BD/Manga. Il s’inscrit dans une volonté affirmée de développer les secteurs culturel, artistique et économique du territoire.
Michel Mado a souligné l’importance de cet événement, mettant en lumière l’engagement des bénévoles du RSA mobilisés pour la logistique.
À travers les arts graphiques, le festival valorise un talent à la sauce afro-caribéenne, inspirant pour la jeunesse guadeloupéenne.
“C’est une manière de captiver notre jeunesse, mais aussi de révéler ce qu’elle a de meilleur.”
Ce rendez-vous annuel se veut un espace de découverte, de transmission et d’engagement collectif, témoignant du dynamisme du territoire.
Caribulles, un ancrage social renforcé
La conférence de presse a également permis de souligner la dimension sociale du festival.
Grâce à une collaboration avec des bénéficiaires du RSA, sous la direction de Catherine Romuald, directrice générale adjointe de l’insertion au Conseil départemental, Caribulles s’inscrit dans une démarche d’inclusion.
“Il s’agit de bâtir un pays avec toutes ses forces vives”, a rappelé Michel Mado.
Vers une collaboration durable
Les bases d’un partenariat pérenne semblent désormais posées. L’objectif est clair : inscrire durablement la BD, le manga et les arts graphiques dans le paysage culturel guadeloupéen, tout en valorisant le patrimoine et en développant l’économie.
Des invités de renom
Cette année, le festival accueille plusieurs artistes reconnus.
Raphaël Décilap, dit Raphy, mangaka martiniquais et guadeloupéen, confie :
“Je suis martiniquais, mais je suis aussi guadeloupéen, donc c’est davantage un plaisir de venir en Guadeloupe.”
Victor Dermo, installé entre Caen et Tokyo, présente “Diamond Little Boy”, une œuvre autobiographique abordant la question de la représentation dans le manga.
Le duo Tiers (scénariste) et Topher (dessinateur) est également présent avec “Hajimé”, manga retraçant le parcours du judoka guadeloupéen Teddy Riner.
La présence de ces artistes illustre l’ambition du festival : créer un espace de rencontre entre cultures, générations et expériences, entre identité caribéenne et influence japonaise.
Un rendez-vous incontournable
Caribulles s’impose comme une véritable plateforme d’échanges et de valorisation des talents, renforçant son attractivité à l’échelle régionale et internationale.
Le Festival caribéen IA BD-Manga se poursuit avec un programme riche.
Pour les organisateurs, l’objectif est clair : faire de cet événement un rendez-vous incontournable.
“Il faut que toute la population se l’approprie”
, insiste Michel Mado.
Le public est invité à découvrir le Village du Festival Caribulles au MACTe jusqu’au 26 avril.
Jusqu’au 26 avril, le MACTe vit au rythme de Caribulles.
D’après Kharly Barolin

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