Guadeloupe. Cinéma. « Furcy, né libre » d’Abd Al Malik : l’histoire d’un esclave devenu symbole de justice
Guadeloupe. Cinéma. « Furcy, né libre » d’Abd Al Malik : l’histoire d’un esclave devenu symbole de justice
Pointe-à-pitre, mercredi 26 novembre 2025. CCN – « Furcy, né libre ». Le nouveau long-métrage d’Abd Al Malik, librement adapté du livre de Mohammed Aïssaoui L’Affaire de l’esclave Furcy, retrace l’incroyable combat judiciaire mené au début du XIXᵉ siècle par Furcy, esclave de l’île de La Réunion. À la mort de sa mère, il découvre des documents prouvant qu’il aurait dû naître libre et engage alors une bataille de plus de trente ans pour la reconnaissance de ses droits.
Le film sortira en Guadeloupe et en Martinique le 12 décembre, puis en France le 14 janvier.
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A la croisée de la mémoire et de la justice
Avec « Furcy, né libre », Abd Al Malik, déjà reconnu pour son œuvre artistique et littéraire, s’affirme dans un cinéma engagé. Pour lui, ce film dépasse le cadre d’un simple drame historique : c’est un geste politique et moral, mettant en lumière la confrontation entre un système juridique colonial et un homme qui choisit la voie du droit plutôt que la violence.
Le scénario, coécrit avec Étienne Comar, donne à l’histoire de Furcy une dimension cinématographique rigoureuse, fidèle aux enjeux du récit tout en le rendant accessible à un large public. Un casting solide avec Makita Samba dans le rôle de Furcy, avec à ses côtés Romain Duris, Ana Girardot, et Vincent Macaigne parmi les têtes d’affiche. Le tournage partiellement réalisé à La Réunion apporte à l’ensemble une authenticité géographique et historique précieuse.
Sur les pas d’un réalisateur engagé
Avec « Furcy », le réalisateur ne se contente pas de revisiter le passé : il interroge aussi le présent. Dans un contexte mondial marqué par les tensions identitaires, les questions de justice sociale et les héritages coloniaux, le film se pose comme un pont entre mémoire et conscience. En choisissant une histoire vraie et une narration réaliste, le réalisateur mise sur la force de la vérité et de l’émotion, plutôt que sur la fiction ou l’exagération.
Pour toutes ces raisons, « Furcy, né libre » s’annonce comme un rendez-vous majeur, non seulement dans le cinéma français à venir, mais aussi dans l’effort de reconnaissance collective d’un passé trop longtemps ignoré.
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