Gwadloup. 2025, retour sur une année de chaos. 2026, on refait le match ?
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2025, une année qui disparaît du calendrier mais pas de notre mémoire. En effet, CCN a donné l’info sur beaucoup d’événements qui ont marqué cette année très difficile pour notre peuple. Aussi, nous proposons aux CCNautes, anciens et nouveaux, un flashback sur cette année. Une occasion pour affirmer avec force que CCN n’est pas un média classique. Nous avons choisi d’être alternatif. Cela signifie que nous portons un regard aigu et très critique sur toute l’actualité de la Gwadloup. Notre archipel qui demeure, quoi qu’on dise, toujours une colonie française, et cette situation ne pourra pas changer en 2026.
Les politiciens traditionnels, inconscients de ce chaos, n’ont en ce moment qu’un objectif principal : les municipales de 2026. Ils ont survolé en 2025 les problèmes réels du quotidien des Gwadloupeyens. Les prochaines municipales seront le nouveau miroir aux alouettes pour sortir la liste des promesses qu’ils savent, pour la plupart, ne pas pouvoir tenir. Ces municipales, on le sait d’avance, seront aussi le lieu des “chiraj”, des mésententes, sur fond d’alliances ou de mésalliances. Le 24 mars 2026, les élections achevées, les élus en place, il va falloir faire face à toutes ces problématiques sans solutions immédiates. En dépit des congrès managés par Guy Losbar, la question d’une possible évolution institutionnelle reste un mouton à 3 pattes.
La patte des Lurel Listes du PS, qui sont les partisans du statu quo. Ce n’est pas une nouveauté. Les socialistes français, dans les années 60, étaient farouchement opposés à l’indépendance de l’Algérie. En 2003, Lurel a été le leader du “restons sous la tutelle française”, en jouant psychologiquement sur la peur du changement du peuple. Il continuera ainsi jusqu’à la fin (prochaine) de sa carrière politique.
La patte ary chalusienne, le Pdt du Conseil régional, l’a déjà clairement dit : il ne souhaite aucun changement ou évolution qui soit, pour lui, “précipité”. Donc il n’est pas et n’a jamais été sur la même ligne que Losbar.
La patte Losbar. La majorité des élus du congrès ont validé les dernières résolutions du congrès. Document en poche, Losbar a fait le tour des assemblées françaises. Une visite qui restera sans suite concrète puisque les divergences du “mouton” sont tellement profondes qu’on le sait, rien ne bougera à ce niveau avant nanni nannan. Le chaos sur le statut va demeurer.
Le mouton à 3 pattes a du mal à se déplacer.
Les prochaines municipales, sauf accident, devront confirmer la bonne implantation du parti losbarien : le GUSR.
Chalus, lui, est toujours sans parti, donc les municipales ne risquent pas de lui être favorables. Pour l’heure, il vise une sorte de retour en force à Baie-Mahault, la ville qui l’a jadis propulsé, mais plus de 20 ans après, a-t-il gardé la main sur un électorat qui a évolué ?
Côté nationalistes-anticolonialistes-indépendantistes, faut-il parler de chaos ?
Ces organisations et partis : ANG, CIPPA, FKNG, PCG, LKP, UPLG ont fait la preuve de leur impuissance et de leur faiblesse, de leur désunion et donc de leur incapacité à convaincre le peuple gwadloupéyen de la nécessité d’un changement.
Ces organisations ne sont donc pas dans le chaos mais plutôt K.-O. debout.
Décembre 1987 : qui se souvient que JM Le Pen avait été empêché de séjourner en Gwadloup ? Et par qui ?
Décembre 2025 : Sarkozy, lourdement condamné en France et de plus désormais proche des Le Pen, débarque tranquillement en Gwadloup et profite de nos plages.
Qui est en mesure de l’en empêcher ?
C’est fini pour 2025, nous sommes politiquement dans un chaos total.
On suivra 2026…

