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Venezuela. Tout sur le référendum consultatif sur l’Esequibo

Venezuela tout sur le référendum consultatif sur l'Esequibo

Venezuela. Tout sur le référendum consultatif sur l'Esequibo

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Caracas. Samedi 2 décembre 2023. CCN/Bolivar/Françoise Lopez. Le référendum sur l’Esequibo aura lieu dimanche 3 décembre dans tout le Venezuela. 20 694 124 électeurs sont autorisés à vote.

Pour voter, on doit seulement se rendre dans un bureau de vote avec sa carte d’identité (en cours de validité ou non), et répondre aux cinq questions qui sont formulées.

Les bureaux de vente ouvriront à 6h du matin et fermeront dans la soirée ou quand il n’y aura plus d’électeurs qui n’ont pas voté.

Le dimanche 3 décembre, il y aura 15 857 bureaux de vote sur le territoire national. Ces bureaux de vote seront protégés par 356 513 militaires dans le cadre du plan République  qui a débuté mercredi 29 novembre et s’étendra jusqu’au lundi 4 décembre.

Les cinq questions posées au référendum :

  1. Êtes-vous d’accord pour rejeter par tous les moyens conformément à la loi, la ligne imposée frauduleusement sur la sentence arbitrale de Paris de 1899 qui prétend nous dépouiller de notre Esequibo guyanais?

2. Soutenez-vous l’accord de Genève de 1966 comme le seul instrument juridique valide pour parvenir à une solution pratique et satisfaisante pour le Venezuela et le Guyana sur la controverse concernant le territoire de l’Esequibo guyanai

3. Êtes-vous d’accord avec la position historique du Venezuela de ne pas reconnaître la compétence de la Cour internationale de justice pour résoudre le différend territorial sur l’Esequibo guyanais?

4. Êtes-vous d’accord pour vous opposer par tous les moyens conformément au droit, à la prétention du Guyana de disposer unilatéralement d’une mer en attente de délimitation de manière illégale et en violation du droit international ?

5. Êtes-vous d’accord avec la création de l’état de l’Esequibo guyanais et le développement d’un plan accéléré pour prendre en charge intégralement  la population actuelle et future de ce territoire, y compris, entre autres, l’octroi de la citoyenneté et de la carte d’identité vénézuélienne, conformément à l’Accord de Genève et au droit international en incorporant en conséquence cet état à la carte du territoire vénézuélien ?

Loi sèche du vendredi 1er décembre et suspension des classes

Dans le cadre du plan république, le port d’armes est interdit ainsi que la vente de liqueur. Ce qu’on appelle la loi sèche entrera en vigueur le 1er décembre et restera en vigueur jusqu’au lundi quatre.

On ne pourra pas non plus tenir de réunion publique, ni organiser de manifestations dans le pays. Mais le commandement de campagne « tout le Venezuela » invité à un festival musical dans les environs du parc, lors au bosse, la Caracas. On ne sait pas si ce festival tiendra compte des restrictions qui entrent en vigueur le vendredi 1er décembre.

Les classes seront suspendus le vendredi premier et le lundi quatre car une grande partie des écoles fonctionne comme bureau de vote.

La réponse du Guyana.

Le Gouvernement du Guyana a convoqué plusieurs mobilisations de rue pour le dimanche 3 décembre. L’idée des autorité est de manifester leur soutien à l’idée que l’Esequibo est guyanais et de rejeter les actions réalisées par le Gouvernement vénézuélien.

Le Gouvernement du Guyana attend la décision que prendra la Cour Internationale de Justice le vendredi 1er décembre.

Vote obligatoire ?

Bien que le ministre de la défense, du Venezuela, Vladimir Padrino Lopez ait dit que les Vénézuéliens étaient « obligés d’y participer », il parlait sur un plan symbolique. Au Venezuela, voter n’est pas obligatoire.

Les personnes qui décident de ne pas participer au processus électoral n’ont pas non plus d’amende. Les membres du bureau de vote sont obligés de remplir leurs fonctions sauf si ils ont des raisons importantes pour ne pas le faire. Dans ce cas, is doivent se présenter devant le CNE plusieurs jours avant.

Que se passera-t-il après le référendum ?

Il y a plus de doutes que de certitudes sur ce que fera le Gouvernement vénézuélien après la journée électorale du dimanche 3 décembre, en particulier, ce qui concerne la cinquième question : «Êtes-vous d’accord avec la création de l’état de l’Esequibo guyanais et le développement d’un plan accéléré pour prendre en charge intégralement  la population actuelle et future de ce territoire, y compris, entre autres, l’octroi de la citoyenneté et de la carte d’identité vénézuélienne, conformément à l’Accord de Genève et au droit international en incorporant en conséquence cet état à la carte du territoire vénézuélien ? »

Cette question a été critiquée par différents acteurs de la politique vénézuélienne car elle augmente le conflit autour du thème de l’Eséqubo. De plus, on ne sait pas comment sera créé l’état de l’Eséquibo Guyanais, et surtout on ne sait pas quelle forme prendra la volonté du peuple à ce sujet.

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar infos

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2023/12/01/venezuela-lo-que-tienes-que-saber-sobre-el-referendo-consultivo-por-el-esequibo-del-3-de-diciembre/

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