Guadeloupe • Économie. BTP : les professionnels tirent la sonnette d’alarme.
Guadeloupe • Économie. BTP : les professionnels tirent la sonnette d’alarme.
Pointe-à-Pitre. Lundi 16 juin 2026. CCN.
La crise BTP en Guadeloupe prend une tournure critique. Réunies le 5 juin, les organisations professionnelles regroupées au sein de Guadeloupe Économique — principal collectif représentant les fédérations privées de l’île — lancent un cri d’alerte face à une situation qu’elles jugent intenable. En cause : la fermeture d’une carrière locale d’approvisionnement en matériaux, qui contraint les entreprises à s’approvisionner à l’extérieur à des coûts bien supérieurs, sans que les donneurs d’ordre publics n’acceptent de compenser ces surcoûts. À quelques mois du Tour cycliste de la Guadeloupe et de la Route du Rhum, l’ensemble de la filière construction est menacée.
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La crise BTP en Guadeloupe mobilise les professionnels du secteur. Le 5 juin 2026, Guadeloupe Économique — collectif regroupant les fédérations professionnelles privées de l’île, dans les secteurs du bâtiment, du commerce et de l’industrie — a réuni ses membres pour dresser un constat alarmant sur l’état du secteur de la construction.
Crise BTP en Guadeloupe : une carrière fermée, des entreprises à l’arrêt
Selon les organisations signataires, la fermeture d’une carrière essentielle à l’approvisionnement local désorganise profondément la filière depuis plusieurs mois. Les entreprises seraient désormais contraintes de faire venir leurs matériaux de l’extérieur de la Guadeloupe, générant selon elles des surcoûts importants liés au transport, à la logistique et aux délais d’acheminement. Le collectif estime que ces surcoûts exceptionnels ne relèvent pas de la responsabilité des entreprises, mais déplore que de nombreuses collectivités et maîtres d’ouvrage publics refusent à ce jour de les reconnaître.
Des conséquences sociales et économiques redoutées
D’après Guadeloupe Économique, les répercussions concrètes sont déjà visibles : dégradation de la trésorerie des entreprises, impossibilité d’exécuter certaines commandes, ralentissement de chantiers, et risques de défaillances. Le collectif alerte sur les menaces pesant sur l’emploi local et sur la perte de compétences dans un secteur qu’il qualifie de « pilier majeur de l’économie guadeloupéenne. »
S’ajoute à cela, selon les organisations, un ralentissement de la délivrance des permis de construire, lié aux difficultés d’alimentation en eau potable et d’assainissement, qui réduirait encore le nombre de chantiers lancés et retarderait des projets de logements et d’équipements.
Un appel à l’action avant les grands événements
À quelques mois du Tour cycliste de la Guadeloupe et de la Route du Rhum, Guadeloupe Économique appelle l’État, les collectivités, les établissements publics et les donneurs d’ordre à ouvrir « sans délai » un dialogue avec la profession. Les organisations réclament notamment la reconnaissance des surcoûts réels d’approvisionnement, l’adaptation des marchés publics en cours et la sécurisation des projets d’investissement du territoire.
Le communiqué est signé par neuf responsables de fédérations membres : José Gaddakhan, Catherine Cadrot, Olivier César-Auguste, Thierry Pierre-Justin, Patrick Vial-Collet, Bruno Blandin, Franck Desalme, Victor Venutolo et Christophe Wachter.
Source : Communiqué de presse de Guadeloupe Économique — 8 juin 2026

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