Corte. Décolonial. Le F.I.D pointe une stratégie de soumission identique
Corte. Décolonial. Le F.I.D pointe une stratégie de soumission identique
Corte (Corse). Vendredi 7 août 2026 | CCN.
Réunis en Corse à l’occasion des Journées Internationalistes de Corte, qui célèbrent aussi les 50 ans du FLNC, les délégués du Front International de Décolonisation ont adopté une déclaration commune. Guadeloupe, Martinique, Guyane, Kanaky, Corse, Mayotte-Comores et Réunion y dénoncent un même schéma de domination coloniale et réaffirment leur droit à l’autodétermination.
Source : Déclaration du Front International de Décolonisation — Corte, vendredi 7 août 2026.
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Réunis en Corse ce vendredi 7 août, à l’occasion des Journées Internationalistes de Corte qui célèbrent aussi le cinquantième anniversaire de la création du FLNC, les délégués du Front International de Décolonisation (FID) ont procédé à un large échange sur la situation de leurs pays respectifs et adopté une déclaration commune, la Déclaration de Corte.
Un même schéma de domination dénoncé
Malgré les différences propres à chaque nation, les délégués du FID estiment observer un schéma identique de stratégie de soumission de leurs peuples : un système économique qu’ils qualifient de colonial et prédateur, générant selon eux cherté de la vie et chômage massif ; une spoliation des terres au profit, disent-ils, de la spéculation et d’intérêts extérieurs ; la poursuite d’une colonisation de peuplement visant à rendre les populations locales minoritaires ; et une désinformation systématique accompagnée, selon le mouvement, de la criminalisation des mouvements de décolonisation. La déclaration évoque également le non-lieu prononcé dans le dossier de l’empoisonnement à la chlordécone en Martinique et en Guadeloupe.
Bougival, Beauvau, Guadeloupe, Martinique, Guyane : des négociations sous tension
Sans se prononcer sur la stratégie propre à chaque nation, les délégués du FID notent, selon eux, une même volonté de l’État français de refuser de reconnaître l’existence de leurs peuples et de leurs nations — que ce soit dans les accords de Bougival en Kanaky, le processus de Beauvau en Corse, ou les discussions en cours en Guyane, en Martinique et en Guadeloupe.
Le droit à l’autodétermination réaffirmé
Le mouvement affirme que ses membres constituent des nations historiquement constituées, disposant selon lui du droit imprescriptible à l’autodétermination reconnu par le droit international. En s’appuyant sur la résolution 75/123 de l’ONU (décembre 2020), qui proclame la quatrième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme (2021-2030), le FID annonce vouloir intensifier son action pour faire inscrire ou réinscrire ces nations sur la liste des pays à décoloniser.
Hommage à Jean-Marc Rodriguez
Le FID a également tenu à rendre hommage, sur la terre corse, à Jean-Marc Rodriguez, dirigeant de Nazione, salué pour sa contribution à la création du Front International de Décolonisation.
La déclaration est signée par François Benedetti (Nazione, Corse), Jean-Jacob Bicep (UPLG, FID Guadeloupe), Cindy Pollux (MDES, Guyane), Dimitri Qenegei (FLNKS, Kanaky), Francis Carole (PALIMA, FID Martinique), Sania Assoumani (Mabedja Panafricaniste, FID Mayotte-Comores) et Cédric Famibelle-Pronzola (KA Ubuntu, Réunion).
Source : Déclaration du Front International de Décolonisation — Corte, vendredi 7 août 2026

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