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Guadeloupe. Forum préparatoire du congrès des élus départementaux et régionaux : Discours de Josette Borel-Lincertin

Guadeloupe. Forum préparatoire du congrès des élus départementaux et régionaux : Discours de Josette Borel-Lincertin

Basse-Terre. Capitale. Vendredi 6 décembre 2019. CMA. Les travaux du XVe Congrès des élus départementaux et régionaux organisés les 26 et 27 juin 2019 par le Conseil départemental s’étaient achevés sur deux résolutions adoptées à l’unanimité.


L’une fixait un cap : celui d’une évolution souhaitable de la gouvernance de notre territoire au regard de son organisation actuelle et de la nécessité de rendre plus efficaces les politiques publiques.

L’autre fixait une méthode : la mise en place d’une commission ad hoc rassemblant des élus du Département et de la Région, les parlementaires et des représentants des maires et des agglomérations afin de travailler sur les pistes d’évolution possible de cette gouvernance, notamment celles proposées au fil des très riches débats du Congrès par les partis politiques et par les experts que j’avais sollicités dans les champs de la fiscalité, du droit constitutionnel et de l’économie.

Telle était la démarche qu’il était proposé à la Région de poursuivre, le Congrès étant présidé par l’exécutif régional depuis le 1e juillet dernier.

Malgré le temps qui s’est écoulé – je dirais même qui a filé à très grande vitesse – je veux remercier M. le président du Conseil régional qui a pris l’initiative d’installer la commission ad hoc le 15 novembre dernier et de proposer la tenue de ce forum, qui doit permettre une expression de la société civile de la Guadeloupe destinée à nourrir les travaux et les réflexions du prochain congrès – le XVIe – prévu le 20 décembre prochain.

Je veux en effet croire que la dynamique initiée par le Conseil départemental au premier semestre demeure vivace et je veux croire que le temps contraint dans lequel nous nous inscrivons désormais nous permettra malgré tout d’affiner nos réflexions et de formuler des propositions pour la Guadeloupe et ses citoyens, dont nous savons combien ils sont critiques, voire défiants, à l’égard de leurs responsables politiques.

Aujourd’hui, la parole est donc à la société civile à travers leurs deux émanations que sont le Conseil économique et social régional et le Conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement.

C’est une parole nécessaire et utile car tous ces acteurs de notre vie économique, sociale, culturelle ou sportive ont leur ressenti quant au fonctionnement actuel de nos collectivités et de notre organisation institutionnelle.

Ils ont aussi leur vision de ce que pourrait être une gouvernance plus efficace et mieux adaptée aux enjeux d’aujourd’hui et de demain pour notre territoire.

En deux mots, ils ont à la fois une expérience et une expertise.

Et l’une comme l’autre nous serons précieuses au moment où nous discuterons ensemble de manière approfondie des pistes concrètes d’évolution de notre gouvernance. Car, plus que les constats, ce sont davantage vos propositions qui feront sens pour nous tous, élus comme citoyens.

Dans une démocratie digne de ce nom, la société civile joue un rôle essentiel.

Tellement essentiel qu’il n’y a en réalité pas de vraie démocratie sans l’existence d’une société civile libre de sa parole et de ses actes.

Durant cette journée, nous allons donc, à coup sûr, enrichir le matériau dans lequel nous devrons puiser pour alimenter nos réflexions.

Ce qui se dira aujourd’hui aura, à mes yeux, autant d’importance que ce que nous ont livré les partis politiques lors du congrès du mois de juin dernier.

Cela nous permettra aussi de compléter et d’actualiser la somme des contributions recueillies lors des travaux du projet guadeloupéen de société, ou encore lors des états généraux de l’après-2009.

Car je l’ai souvent dit : nous ne partons pas d’une feuille blanche.
Il y a déjà eu beaucoup de réflexions, beaucoup d’analyses, beaucoup de propositions. Et il y a, aussi, l’état du pays qu’il ne faut jamais perdre de vue.
Un pays en déclin démographique, vieillissant, et qui voit partir sa jeunesse.

Un pays qui ne parvient pas à rééquilibrer son territoire où prospèrent, dès lors, beaucoup d’inégalités.

Un pays où les services publics essentiels – eau, transports, déchets – sont défaillants.

Dans une telle situation, nous devons être très humbles dans nos travaux d’aujourd’hui et surtout nous devons comprendre le scepticisme d’une partie de l’opinion qui nous reproche, parfois à bon droit, une certaine pusillanimité sur ces questions.

C’est pourquoi aujourd’hui nous devrons être, nous élus, en position d’écoute. Je le serai pour ma part.

Avec cependant la conviction que nous ne pouvons ni rester inertes, ni avoir pour seules solutions les mêmes idées et les mêmes réponses qu’il y a 20 ans.

Je l’ai dit lors du XVe Congrès : nous devons tous actualiser nos logiciels et je crois que nous y sommes tous prêts.

L’idée que j’avais soumise en juin d’une fusion des articles 73 et 74 fait ainsi son chemin vers un article que j’avais intitulé « 971 ».

C’est la porte que nous avons ouverte en juin dernier. Je ferai tout pour qu’elle ne se referme pas.

La présence ici ce matin des experts guadeloupéens que j’avais choisis pour nous accompagner dans nos travaux du premier semestre – Pierre-Yves CHICOT et Alain MAURIN – laisse en tout cas augurer d’une belle continuité dans la démarche.

Je vous souhaite à toutes et à tous un excellent forum. Je vous remercie.

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