Guadeloupe. Politique. L’UPLG réclame l’indépendance totale face aux manœuvres institutionnelles
Guadeloupe. Politique. L’UPLG réclame l’indépendance totale face aux manœuvres institutionnelles
Pointe-à-Pitre. jeudi 1er mai 2026 | CCN.
En ce jour de fête des travailleurs, l’Union Populaire pour la Libération de la Guadeloupe (UPLG) publie une déclaration politique forte, appelant le peuple guadeloupéen à rejeter tout compromis colonial et à s’engager résolument sur la voie de la pleine souveraineté nationale. Le parti indépendantiste prend position dans le débat institutionnel en cours, dominé par les initiatives du GUSR, et rappelle que seul un référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU constitue un processus légitime.
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L’UPLG réaffirme l’indépendance comme seule voie pour la Guadeloupe
Le 1er mai 2026, l’Union Populaire pour la Libération de la Guadeloupe (UPLG) a rendu publique une déclaration politique adressée au peuple guadeloupéen. Dans un contexte de relance du débat sur l’avenir institutionnel de l’île, le parti indépendantiste maintient une ligne claire : l’indépendance et l’exercice de la pleine souveraineté nationale restent l’objectif fondamental et non négociable.
Le statu quo colonial, une impasse selon l’UPLG
Pour l’UPLG, vouloir maintenir la Guadeloupe dans le cadre actuel relève d’une impasse historique. Le parti pointe une convergence d’intérêts qu’il juge préoccupante : une partie du patronat local, la Fédération de Guadeloupe du Parti Socialiste Français et ses élus du groupe Péyi Gwadloup, ainsi que le Rassemblement National, défendraient selon lui ce maintien dans le giron colonial français.
L’UPLG rappelle que ces mêmes forces avaient, selon elle, orchestré le refus de l’évolution institutionnelle en 2003. Le parti estime que face aux bouleversements géopolitiques mondiaux et aux défis climatiques spécifiques au bassin caribéen, la Guadeloupe ne peut plus différer la question de son destin souverain.
Le débat sur le GUSR ne doit pas réduire l’enjeu
L’UPLG prend soin de recadrer le débat autour du Grand Unique de Solidarité Régionale (GUSR) et des initiatives de son président Guy Losbar. Pour le parti, ce débat — né des résolutions des élus des deux assemblées — ne doit pas se résumer à une querelle entre partisans et opposants du GUSR.
« L’enjeu n’est pas la survie d’un appareil politique ou d’une ambition personnelle, mais l’existence même du peuple guadeloupéen en tant qu’entité souveraine. »
Réduire la question à des stratégies électorales locales serait, selon l’UPLG, faire manquer à la Guadeloupe un rendez-vous avec son histoire.
Un seul processus légitime : le référendum sous l’égide de l’ONU
Sur le plan juridique, l’UPLG se réfère au droit international pour asseoir sa position. Le parti rappelle que les résolutions 1514 et 1541 (XV) de l’Assemblée générale des Nations Unies encadrent le seul processus de consultation qu’il reconnaît comme légitime : un référendum d’autodétermination organisé sous l’égide de l’ONU.
Toutes les autres formes de consultation menées dans le cadre constitutionnel français sont qualifiées par l’UPLG de simples mesures d’ajustement technique ou d’autonomie restreinte, sans portée émancipatrice réelle.
Refus du « principe de réalité » et appel à la mobilisation
L’UPLG rejette fermement ce qu’elle appelle le « principe de réalité » — argument avancé, selon elle, par les partisans de la résignation — qu’elle assimile à une forme de soumission. Le parti affirme que le pire des renoncements serait de sacrifier l’émancipation du peuple guadeloupéen sur l’autel de compromis stériles.
Si l’autonomie peut être envisagée comme une étape transitoire vers l’indépendance, elle ne saurait en être la finalité. L’UPLG affirme soutenir tout projet qui tendra le plus résolument vers l’émancipation totale et l’indépendance.
Un appel à la jeunesse et aux travailleurs en ce 1er mai
Choisissant symboliquement le 1er mai, journée internationale des travailleurs, pour diffuser cette déclaration, l’UPLG appelle les forces vives, les travailleurs et la jeunesse de Guadeloupe à refuser les faux-semblants institutionnels et à s’engager pour l’avènement d’une Guadeloupe libre et souveraine.
Le parti conclut en créole, langue du peuple guadeloupéen :
« Pou l’UPLG, sèl chimen sé libérasyon é émansipasyon a pèp Gwadloup ! Viv Lendépandans nasyonal ! »

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