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Guadeloupe : Qui peut vraiment “sové péyi la” ?

Guadeloupe : Qui peut vraiment “sové péyi la” ?

Guadeloupe : Qui peut vraiment “sové péyi la” ?

4/5

La chanson “lendépandans” de feu Gérard Lockel que tout Gwadloupéyen a entendu au moins une fois se termine ainsi : Sové péyi la pou gannyé libèté an nou”. Ce narratif est-il toujours d’actualité ?

Regardons notre péyi gwadloup sans voile et en toute transparence.

La classe politique actuelle, peut-elle “ sové péyi la” ?

Nous avons deux collectivités dites majeures : Le Conseil Régional présidé par Ary Chalus et le Conseil Général-Départemental, présidé par Guy Losbar.

Juste avant les dernières élections régionales, le 31 mai 2021, Ary Chalus et sa liste “continuons d’avancer” proposent un contrat de gouvernance entre les deux collectivités.

L’objectif est de concrétiser un engagement ferme entre les candidats aux élections régionales et départementales, de travailler conjointement pour la Guadeloupe. C’était là une très belle initiative. Mais trois ans après, ce contrat fonctionne-t-il toujours ? Les deux présidents sont-ils sur la même ligne ?

En juin prochain, Losbar organise un congrès dans le but de faire “évoluer” le statut actuel de la Guadeloupe, vers ce qu’il appelle une “domiciliation” du pouvoir. On se rappelle qu’au congrès précédent Chalus était absent mais présent à Roland Garros.

A la fin du 17éme congrès, il était question que le 18ème soit organisé six mois plus tard par la Région. Pour toutes sortes de raisons, qui n’ont jamais été vraiment éclaircies ayen pa fet ; C’est donc Losbar qui reprend la main.

Mais entre-temps la situation du péyi gwadloup est restée quasiment identique. La semaine dernière, une grande partie des guadeloupéens s’est trouvée longuement privée d’eau : le SMGEAG n’assure pas.

Au niveau du secteur cannier, la récolte 2024 a pris un sérieux retard, parce que deux positions antagonistes se sont manifestées sur la question du prix de la tonne de canne. La délinquance et la violence ne faiblissent pas : le mois de mars a été très meurtrier.

Les deux présidents de collectivités ont partout essayé de jouer les pompiers. Ce n’est pas l’incendie qu’il faut atteindre mais plutôt s’attaquer à ses causes profondes : le système colonial.

Quel président de collectivité est en mesure aujourd’hui de combattre frontalement cette question ? Il faut déjà prévoir un autre “incendie”, celui qui succédera aux résolutions finales du prochain congrès. Deux hypothèses risquent de s’affronter :

1/ Losbar (GUSR) souhaite qu’après ce congrès la Guadeloupe s’oriente sans référendum vers une Assemblée Unique ou autre

2/ Chalus (Sans parti) s’oppose radicalement à cette option et réclame publiquement une consultation populaire

Et le peuple Guadeloupéen dans ce contexte comment s’y retrouve-t-il ? En 2003, Victorin Lurel (PS) avait tout mis en œuvre pour “bloquer” toute possible “évolution”. Allons-nous vers un bis repetita ?

Une consultation populaire, dans le contexte actuel, celui d’un pays miné par des problèmes récurrents (eau, coût de la vie, chômage, exode des jeunes, dépopulation et vieillissement chiraj entre les présidents des collectivités…) mais aussi et surtout absence d’une véritable feuille de route pour la prochaine décennie. Nul besoin d’être un “expert” universitaire pour préfigurer ce qui risque de se passer.

Outre les présidents des deux collectivités, il reste les parlementaires qui manquent cruellement de poids. Leurs interventions dans les assemblées françaises sont souvent sans grand effet. Au plan de la Guadeloupe, c’est à peu près le même schéma.

Le camp global des nationalistes toutes étiquettes confondues a-t-il la force nécessaire pour faire avancer le combat de la décolonisation ? pas sur…

Et si toutes ces tendances éparpillées du LKP au PCG, en passant par l‘UPLG, FKNG, l’ANG arrivaient à s’asseoir autour d’une table ? Si en faisant taire les questions d’égo et de leadership, verrait-on voir peut-être un éventuel FRONT doté surtout d’un programme commun commencer à faire bouger les choses ? C’est possible…

Mais nous en sommes encore très très éloignés. Le LKP 2024 de Domota n’est plus que l’ombre du LKP 2009. Il n’a donc plus la puissance nécessaire, ni la capacité de mobilisation pour revendiquer un quelconque leadership du mouvement anticolonialiste.

A L’autre bout, de la scène nationaliste, l’ANG qui s’est bien structurée au fil des ans, qui fait une bonne communication, surfant (pour ratisser large) entre Autonomie et Indépendantisme, espère que les élections de 2026 pourront lui offrir une fenêtre de tir. Espwa a mal papay ?

La lucidité, qui n’est pas du pessimisme, indique que pour l’heure le péyi gwadloup tel qu’il est en avril 2024 n’est pas prêt d’être “sové” par ceux en ont la responsabilité.

Autant dire que “ konba dèyè poko mannyè”.

La Gwadloup a déjà connu de nombreux ratés dans son histoire récente. Juillet 85 l’Affaire Faisans tout comme le mouvement social de 2009, auraient pu contribuer fortement à des avancées significatives. Mais étions-nous prêts pour passer à l’étape supérieure : le combat pour la souveraineté ? pas sur…

Le congrès de Juin 2024 arrive après les élections européennes. C’est déjà un énorme problème mais nous y reviendrons.

2 réflexions sur “Guadeloupe : Qui peut vraiment “sové péyi la” ?”

  1. De Saint Jacob pierre

    en regardant à nos portes les exemples des COM de St Barth et St Martin,que constate t-on?Des émergences de pouvoir différenciés par leur emplacement géographique ou leur histoire.Saint-martin française bénéficie des avantages de la partie hollandaise(trafic aérien etc…St Barth a eu le budget favorable depuis le départ des suédois qui ne les avait pas imposé.Et puis ce ne sont que des communes réduites.Nous sommes 400.000 a devoirs travaillé sur nos contextes et environnements en lien avec la France pour qu’elle accorde d’abord un carnet de route administratif et économique viable.En sommes nous capables? Seuls 3 communes de Guadeloupe ne sont pas endettées.En énergie Bouillante ne nous appartient pas Côté touristique l’hôtel de Deshaies ne nous appartient pas.Quels sont nos milliardaires ou millionnaires qui sont prêts à bosser pour un projet viable pour ne serait- ce qu’une Com?Est-on suffisamment moins opportuniste pour avancer vite avant two taw pran pour commencer par une COM avec une seule collectivité et faire les preuves d’un archipel adult?D’ores et déjà avant mèt bef la douvan charrue la par opportunisme ou de brandir la peur de l’indépendance à chaque référendum faisons clairement la différence entre autonomie et indépendance.asé gadé dèyè..Bergette de Saint Jacob Pierre.

    1. Kà nonm Gwadloup vlé
      Politik ès on bon lékòl dépi lè pôch a yó ka plen. Le tout, et la tête dans le même chapeau avoir un véritable idéal Gwadloup mieux situé dans un archipel caraïbes et mieux développer et commercer entre voisin et étendre des passerelles et mieux comprendre qui sont ceux qui se servent et se sont toujours servis de nous tels des marches pieds. 2 institutions là où 2 présidents feraient mieux de revenir à meilleures considération et plus dans la réalité ambiante. Il y a à faire et le faire équitablement sans que penser à intérêts perso et autres favoritisme. Ayons mieux la perspective Guadeloupe et avec les Guadeloupéens.

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