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Martinique-Japon. Festival. Pourquoi “Opal” le film a raté le Grand Prix

Le film OPAL est au festival du Japon

Martinique-Japon. Festival. Pourquoi "Opal" le film d'Alain Bidard a raté le Grand Prix ?

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New York. Mardi 11 avril 2023. CCN. Les résultats sont tombés mercredi 22 mars 2023. Le film du cinéaste martiniquais, d’animation d’Alain Bidard n’a pas été récompensé par le grand prix. Cependant, celui-ci a été bien reçu par le public, et la presse japonaise qu’ils qualifient comme novateur, unique et inspirant dans l’industrie du film de l’animation. Le thème abordé “l’inceste” reste néanmoins un sujet très sensible et controversé dans la société japonaise mais aussi dans de nombreux d’autres pays.

A noter que le Japon est le 3é pays le plus riche au monde, mais en matière d’égalité femmes-hommes, il arrive en bas du classement, à la 121e place sur 153, d’après le Forum économique mondial, derrière le Bangladesh, le Sénégal ou encore les Émirats arabes unis. Discriminations professionnelles, harcèlement sexuel, injonctions vestimentaire et rôles stéréotypés : le Japon perpétue une culture sexiste. La place de la femme au Japon est encore très délicate.

Par conséquent, dans un tel contexte, on comprend mieux pourquoi le film du réalisateur avait très peu de chances de remporter le grand prix. Car celui-ci dénonce une problématique sociale très grave pour éveiller les consciences ce qui va à l’encontre même du système socio-politique. Le cinéma japonais n’est donc pas encore prêt pour promouvoir un tel film. Paradoxalement, Opal a ouvert une brèche, démontrant ainsi un progrès dans les mentalités, Il y a un changement dans l’air par la présence même du réalisateur martiniquais porteur d’un message d’espoir.

La preuve en est que le secrétaire général du festival Taro Maki, l’un des plus grands producteurs d’animation japonaise ainsi que le directeur artistique du festival Tadashi Sudo, aussi journaliste ont proposé de faciliter la distribution du film OPAL au niveau du marché japonais de la télévision. Ayant la volonté de pouvoir offrir l’accès davantage à des filmmakers et à ceux de la diaspora, il a été proposé également par le biais de son agent, la guyanaise Alizé Utteryn basée à New York, de mettre en place un partenariat visant à promouvoir les réalisateurs noirs provenant aussi bien de la caraïbe, que de l’Afrique et que des états Unis.

Grâce à la venue du réalisateur, Alain Bidard, seul cinéaste d’animation afro descendant représentant la diversité, et pionnier dans l’industrie, permet aujourd’hui de par son rayonnement d’ouvrir la porte à d’autres réalisateurs sur le marché japonais. Maigre toute de même sans le grand prix cela reste non seulement une victoire pour lui en termes de perspectives d’avenir mais également une avancée certaine pour les filmmakers émergents de la diaspora.

Finalement, on retiendra que cette participation à ce Festival s’est transformée de manière plus que positive au-delà des attentes initiales. On ne peut que féliciter Alain Bidard, pour ce parcours d’excellence, mais aussi pour son courage, son audace et sa ténacité. La route est encore longue mais il faut continuer ce travail de bâtisseur à travers le monde avec son histoire imaginaire made in Martinique qui plaît et impacte (133 prix et 175 nominations). Le talent des ultra-marins n’est plus à démontrer.

 

Alizé Utteryn

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