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Guadeloupe : La misère et la précarité progressent, qui s’en soucie ?

Danik Zandwonis.

Guadeloupe : La misère et la précarité progressent, qui s’en soucie ?

4/5

La fête est-elle devenue le big problème d’un peuple qui semble avoir choisi de s’amuser akontinyé pour ne pas affronter sa réalité quotidienne ?

Sait-on qu’en dépit des efforts réguliers, (même s’ils sont très largement insuffisants) : faits par le Conseil départemental, la mission solidarité (incluant le social et l’insertion), que la précarité ne diminue pas la pauvreté s’installe durablement dans notre pays. Le nombre de personnes, (sur) vivant en deçà du seuil de pauvreté ne cesse de croître.

Près de 38 500 personnes sont au RSA et perçoivent au moins 598.54 euros mensuels et doivent s’en contenter pour boire, manger, élever leurs enfants. Les allocataires de la CAF sont près de 120.000. Les chômeurs sont pour l’INSEE proches de 20% de la population active.

Visiblement ces chiffres effrayants et d’une criante réalité ne dérangent plus personne, on semble s’y habituer. Les politiques, les journalistes des médias mainstream, n’en parlent presque jamais sauf quand l’IEDOM sort ses chiffres lors de sa conférence de presse annuelle.

Ça fait la Une, le temps d’un JT sur Guadeloupe La 1ère ou RCI et après plus rien. La fête continue : avec moins de 600 euros on peut partir en croisière, s’acheter deux bouteilles de champagne et permettre à la Guadeloupe d’être l’indétrônable numéro 1 pour les croisières et pratiquement à la même place pour la consommation du champagne français. la fête est là…pour cacher la misère !

Mais la réalité est très différente de cette envie permanente de fête non-stop, car ils sont de plus en plus nombreux les Guadeloupéens qui souffrent terriblement et en silence d’une situation sociale qui ne cesse de s’aggraver.

Mais on a le sentiment que les hommes politiques se contentent eux de faire leur job n’agissant qu’en fonction de la prochaine échéance électorale. Ils ne se préoccupent que très peu de cette réalité sociale qui devrait pourtant les déranger. De son côté, même s’il est parfois silencieux, le peuple observe cette attitude et on comprend alors les causes réelles de la défiance à l’égard des politiques ;

Mais nos élus sont-ils condamnés à ne rien faire ? à ne rien voir ? ou à faire semblant de ne pas savoir que la Guadeloupe va mal ?

Nos politiques ont-ils vraiment la possibilité de modifier la situation sociale et de donner un peu de bonheur au peuple ? De temps à autre, tombe une mesurette, arrachée au parlement français. Ainsi l’autre semaine, l’un de nos députés a communiqué sur le fait qu’il avait pu enfin obtenir pour les parents la possibilité de ”bénéficier” de billets d’avion gratuits. Le parent ayant un enfant malade et en soins en France pourra s’y rendre.

Mais au-delà de ces petites “victoires”, le quotidien des Guadeloupéens au chômage, allocataires de la CAF ou du RSA est plutôt sombre.

Le système colonial dans lequel nous vivons n’ouvre aucune perspective sérieuse.

Prenons la question de l’emploi. La quasi majorité des entreprises sont des TPE.

Comment le patron d’une de ces très petites entreprises peut-il vraiment créer de l’emploi en appliquant les règles définies en France ou à Bruxelles pas compatibles avec la taille d’une TPE Gwada ?

Bien entendu, on répète à longueur d’année, que dans les nations de la Caraïbe, proches de chez nous, (Dominique, Ste Lucie, Barbade, St Vincent…) la situation sociale est parfois meilleure… c’est sans doute vrai en partie, mais ces petits états caribéens sont tous indépendants. Ils n’ont pas les règles sociales des grandes nations européennes et peuvent donc mieux gérer leur développement économique. La Guadeloupe est encore soumise au système libéral français. La marge de manœuvre est donc étroite aussi bien pour Chalus que pour Losbar.

Nos éminents politologues, en fouinant sans cesse dans les articles de la constitution française, affirment sans doute avec raison, qu’il existe des dispositifs législatifs d’habilitations. Ainsi au congrès des élus de 2019 ; il avait été souligné ”de demander au Gouvernement de réviser la Constitution afin de doter la Guadeloupe d’une loi organique pour tenir compte de sa situation spécifique et singulière ».

Plus récemment en 2021, la Région (Chalus) et son collègue Losbar du Département se sont accordés pour un contrat de gouvernance afin de « rendre l’action publique plus cohérente, plus efficace et plus lisible ». Ça a presque fonctionné quelques temps et puis plouf ! plus rien. Le 17èmecongrès des élus qui devait être mis en place par la Région, n’a jamais pu avoir lieu.

Et périodiquement, la question de l’Autonomie resurgit (ANG, PCG, CIPPA-FDGA), Losbar plus prudent, préfère parler de ”domiciliation” du pouvoir et tente d’obtenir du gouvernement Macron, une sorte passe-droit pour arriver à la fusion des 2 collectivités sans passer par la case référendum populaire !!!

Le syndrome du 7 déc. 2003 demeure.

Nous en sommes là… et la question se pose avec récurrence : les politiques publiques mises en œuvre font-elles actuellement le bonheur de la majorité du peuple Guadeloupéen ?

Les hommes politiques actuels ont-ils la vision et les outils nécessaires pour conduire la Guadeloupe vers un avenir positif ?

L’Assemblée Unique, ou l’Autonomie en mode Macron, sont-elles les solutions adaptées à une situation sociale dégradée ?

Répondè Réponn

3 réflexions sur “Guadeloupe : La misère et la précarité progressent, qui s’en soucie ?”

  1. En avant première nationale, le Compte Épargne Consommation arrive ce mois de mars 2024.

    A l’initiative d’une Start Up Guadeloupéenne travaillant sur le sujet depuis 2021, pour rendre efficient la meilleure solution pour lutter contre l’oppression de l’inflation, voire la convertir en dynamisme économique.

    Le Dr en économie Mr Paul Raymond BOUCHER devait dernièrement nous invités a une conférence publique sur ce sujet recurrent avec Cap Excellence, seulement son décès brutal na pas permis cette belle initiative.

    Le C.E.C est une programme fidelité innovant privé et multi enseignes, multi devises, permettant de collecter des points convertibles en cashback chez tous les professionnels, partenaire ou non. Même sur ses quittances de loyer, edf, téléphone….assurances

    Une version gratuite limitée a 150 € de cashback permettra a chacun de faire une expérience gratifiante, avant d’adopter une version payante offrant un cashback débridé de 30 a 300 % voir plus.
    Autant dire que tout a chacun pourra générer des revenus récurrents sur la base de ses propres consommations quotidiennes.

    La spécifité du C.E.C est que son volume de points collecté (Épargne) prends de la valeur au fur et a mesure de l’adoption collectif, sachant que ce sujet d’intérêt général, valorise avant tout, l’intérêt individuel

    Possibilité de réserver son C.E.C gratuitement sur http://Www.fineblock.eu

    1. Bonjour,
      Marie-Galantais exilé en Métropole depuis 1975, puis je participer à cette initiative.

      Je lis régulièrement CCN, et leurs très bon articles. À travers mon histoire personnelle, familiale, guadeloupéenne, marie-galantaise, ….compliquée, absurde….paranoïaque….
      Obligatoirement compte tenu de nos héritages..:

      Je réfléchis à une façon à participer progressivement plus activement à mes origines, à la vie locale…

      Mesí

  2. Bonjour,
    Merci pour votre travail d’information, je souhaite longue vie à ce média 🙏🏽
    Je partage cette newsletter avec l’espoir d’un réveil de la conscience et possiblement mise en place d’actions concrètes pour une autre Guadeloupe 🙏🏽
    Bonne continuation

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