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Guadeloupe: Qui se préoccupe de la violence chez nos jeunes?

Guadeloupe: Qui se préoccupe de la violence chez nos jeunes?

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Cette question de la violence chez nos jeunes est devenue au fil du temps et des années une réelle problématique sociétale sans solutions.

On s’en rend bien compte, les manifestations publiques qui se déroulent en Guadeloupe sont de plus en plus l’occasion d’actes de violences. Ces jeunes  utilisent des armes à  feu pour arracher une chaîne en or ou s’emparer d’une moto, voire même d’une voiture.

L’an dernier au mois de septembre, à l’initiative  du Préfet, un couvre feu avait été instauré   dans  certains quartiers de Pointe-à-Pitre, Abymes, et le Gosier. Cette mesure diversement appréciée  avait pour objectif majeur : empêcher que les moins de 18 ans ne traînent dans les rues  après 22h.

Ce dispositif  très provisoire a-t-il contribué à réduire la délinquance chez les ados ?  La question reste posée et  la réponse demeure  très incertaine. 

Ainsi pendant notre long et magnifique carnaval 2025, les agressions et les coups de feu ont été fréquents. Un jeune a même été tué à Pointe à Pitre.  Plus récemment, lors du jeudi de la mi-carême; il y a encore eu des coups de feu causant la blessure d’un jeune. 

Cette montée de la violence ce chez les jeunes et chez les ados est devenue un sujet  préoccupant. Les seules réponses apportées sont policières et judiciaires. Oui ces jeunes sont jugés pour ces actes et violence, mais une fois les quelques mois passés en prison  terminés, ils sont de nouveau dans la rue, et prêts à remettre ça. 

Comment sommes-nous arrivés là et pourquoi ?

Il faut le souligner, ces ados qui “habitent” les rues  en attente d’un éventuel mauvais coup font partie des 25% de jeunes sans perspective d’emploi, donc en chômage ce sont aussi des “décrochés” du système scolaire.  Les parents qui sont eux-mêmes marginalisés au niveau social n’ont pas les moyens de “gérer” ces enfants de plus en plus livrés à eux mêmes.Ils ne sont pas des narcos trafiquants, mais participent à leur niveau au trafic de  stupéfiants. Car outre les vols et autres agressions, les règlements de comptes entre “dealers”  se terminent souvent par des coups de feu et des assassinats.

Voila rapidement évoquée la situation de la Gwadloup qui est à peu de choses près celle de la Martinique.

Questions cruciales : Que doit-on faire ? quels moyens sont mis en œuvre pour tenter de résoudre cette problématique ?

Les autorités judiciaires, nous l’avons dit, apportent juste une réponse pénale, mais est-ce suffisant?

Que disent nos hommes politiques ? 

Pas grand chose.. ils assistent comme impuissants à une situation qui ne cesse de se dégrader. Dans la région pointoise, sortir seul(e) après 22 heures n’est pas toujours sans risque.

Quand donc ceux qui sont élus donc mandatés pour améliorer la vie des citoyens se décideront-ils à tout mettre en œuvre pour apaiser la vie dans la cité ?

En 2018, il y a juste 7 ans le rapport “Violences sur Mineurs (Virage)” disait déjà ceci : « En Guadeloupe, d’après l’enquête Virage, 32 % des femmes et 23 % des hommes déclarent des faits de violence avant 18 ans dans les différentes sphères de vie (études, loisirs, cercle amical, famille, proches). Ces faits se produisent principalement au sein de la famille et de l’entourage proche (28 % des femmes et 18 % des hommes en déclarent dans ce cadre). Les violences avant 18 ans dans la famille et l’entourage proche sont sensiblement plus fréquentes  qu’en France : plus d’une femme sur 4 (contre 1 sur 6 dans en France) et près d’un homme sur 5 (contre 1 sur 8) déclarent au moins un fait » 

Depuis 2018.. la violence n’a cessé de croître en Gwadloup et face à cela, le grand silence des élus.

 

D.Z

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