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La presse officielle cubaine pointe du doigt le manque de transparence sur la migration

La presse officielle cubaine pointe du doigt le manque de transparence sur la migration

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La Havane. Mercredi 17 avril 2024. CCN. Le flux migratoire intense auquel Cuba est confronté est devenu un sujet de préoccupation, même pour la presse officielle, qui a publié un article inhabituel à ce sujet ce vendredi. Le journal Cienfuegos 5 de Septiembre critique les autorités pour leur manque de transparence en ce qui concerne les données sur l’exode, allant même jusqu’à faire référence aux chiffres divulgués par la presse indépendante, bien qu’il adoucisse progressivement ses propos en attribuant tous les maux au blocus.

D’après le journal, les données accessibles indiquent qu’actuellement, plus de 11 % de la population cubaine réside à l’étranger. En prenant en compte la vague migratoire qui a eu lieu de 2021 à aujourd’hui, les rapports de presse mentionnent qu’en 18 mois, environ 400 000 Cubains ont été appréhendés à la frontière américaine.

Le chiffre réel, environ 425 000, a été révélé par la presse indépendante, que le journal officiel évite de citer et qui avait déjà été à l’origine de la divulgation du nombre de féminicides enregistrés en 2023. Ce nombre avait été cité par Periódico 26 comme provenant de “sources non officielles”.

En plus des entrées illégales par la frontière sud des États-Unis, s’ajoutent ceux qui ont migré dans d’autres pays tels que l’Espagne ou le Mexique, ainsi que les plus de 69 000 Cubains approuvés pour la libération conditionnelle humanitaire aux États-Unis au cours de la première année seulement de ce programme. Ces chiffres ne sont pas mentionnés par le journal officiel, qui préfère mettre l’accent sur les “dommages émotionnels” de la migration.

Concernant les raisons de cette vague migratoire, le journal souligne ce que le Centre d’études démographiques définit comme une “crise d’attentes” : la perception d’un avenir incertain. Les causes de cette incertitude incluent “la recherche de meilleurs salaires et conditions de vie, le désir d’épanouissement personnel” et, dans une moindre mesure, des questions politiques.

Cependant, l’article passe sous silence d’autres causes fondamentales mentionnées par les spécialistes et les émigrants eux-mêmes, comme le manque de libertés de toutes sortes, qui rend la vie insupportable sur l’île.

Malgré cet article inhabituel, les autorités s’efforcent de minimiser l’exode, qui continue d’augmenter. Au cours des quatre premiers mois de l’exercice financier, qui a débuté en octobre, 86 139 Cubains sont entrés aux États-Unis. En 2022, l’Institut national de statistique d’Espagne a révélé que 198 639 personnes nées à Cuba vivaient en Espagne, un chiffre qui dépasse de plus de 30 000 celui de 2020. Les chiffres de 2023 ne sont pas encore disponibles.

D’autres rapports révèlent que, plutôt que d’investir leur argent sur l’île, les émigrants préfèrent consacrer leurs ressources à essayer de faire sortir leurs proches du pays. En 2023, on estime que la diaspora a dépensé entre 1,8 et 2,2 milliards de dollars pour les procédures et les coûts de transport et d’entretien de ceux qui ont émigré aux États-Unis. Par ailleurs, les Cubains à l’étranger ont envoyé des envois de fonds d’un peu moins de 1,973 milliard, soit le même montant qu’en 2010 et une baisse de 47 % par rapport aux 3,716 milliards de 2019.

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