Imane Sioudan et Danik Zandwonis

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Guadeloupe. Social. Foyer Féminin APISEG : l’UTAS-UGTG refuse la fermeture.

Foyer Féminin APISEG menacé de fermeture en Guadeloupe

Guadeloupe. Social. Foyer Féminin APISEG : l’UTAS-UGTG refuse la fermeture.

Guadeloupe. Social. Foyer Féminin APISEG : l’UTAS-UGTG refuse la fermeture.

Foyer Féminin APISEG menacé de fermeture en Guadeloupe
L'UTAS-UGTG s'oppose à la fermeture du Foyer Féminin de l'APISEG.

Guadeloupe. Social. Foyer Féminin APISEG : l’UTAS-UGTG refuse la fermeture.

Pointe-à-Pitre. Mardi 29 septembre 2026 | CCN. 

Selon l’UTAS-UGTG, le Foyer Féminin APISEG est menacé de fermeture. Dans un communiqué daté du 25 septembre, le syndicat dénonce le transfert programmé des jeunes filles accueillies vers des familles d’accueil. D’après lui, l’Aide sociale à l’enfance (ASE) a pris cette décision sans en informer au préalable la direction du foyer. Une quinzaine de salariés et les jeunes accompagnées seraient directement concernés. L’organisation s’interroge sur les motifs de la mesure et appelle à la mobilisation.

Source : Communiqué de presse UTAS-UGTG / APISEG – Pointe-à-Pitre, 25 septembre 2026.

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Selon l’UTAS-UGTG, la fermeture du Foyer Féminin APISEG serait programmée. Dans un communiqué signé à Pointe-à-Pitre le 25 septembre 2026, le syndicat indique que les travailleurs du Foyer Féminin d’Accueil et d’Action Éducative ont appris ce jour-là le transfert des jeunes filles hébergées vers des familles d’accueil. Toujours selon le syndicat, cette mesure conduirait « inéluctablement » à la fermeture de l’établissement.

D’après l’organisation syndicale, l’information figurait dans un mail adressé le 21 septembre aux assistants familiaux de Guadeloupe par l’un des directeurs adjoints de l’ASE, M. Ludovic Lavanne. Le syndicat estime que cette décision menace l’emploi d’une quinzaine de salariés et prive dix-huit jeunes de leur accompagnement social.

Un procédé jugé « méprisant » par l’UTAS-UGTG

Le syndicat se dit peu surpris qu’une telle action vise un établissement de l’APISEG, même s’il affirme ne pas en connaître les motifs. C’est surtout la méthode qu’il dénonce. Selon lui, la direction de l’enfance se serait adressée « en catimini » aux assistants familiaux, sans prévenir ni informer les responsables du foyer. D’après le communiqué, ce procédé relève du « mépris à l’égard des enfants, des travailleurs et de l’institution ».

Le Foyer Féminin APISEG, une structure créée en 1978

Créé le 1er juillet 1978, le Foyer Féminin d’Accueil et d’Action Éducative est habilité à recevoir 18 jeunes filles âgées de 13 à 18 ans, confiées par l’Aide sociale à l’enfance. Il intervient au titre des articles 375 et suivants, de l’ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante et du décret du 18 février 1975 en faveur des jeunes majeurs. Une quinzaine de salariés s’y relaient 24 heures sur 24, du lundi au dimanche, pour l’accueil et l’accompagnement social des jeunes.

Le contexte financier et administratif est difficile, l’environnement aux abords de l’institution est jugé « inquiétant, voire menaçant », et une fermeture est désormais redoutée. Malgré cela, souligne le syndicat, les salariés continuent de faire preuve de professionnalisme au quotidien auprès des jeunes.

Famille d’accueil ou foyer : le syndicat conteste la préférence du Département

Le Conseil départemental assure sa mission d’aide sociale à l’enfance avec deux types de partenaires : les maisons d’enfants à caractère social, gérées par des associations, et les assistants familiaux. Le syndicat rappelle que leurs missions sont identiques : accueillir et accompagner l’enfant en vue de son insertion ou de sa réinsertion sociale et familiale.

Selon l’UTAS-UGTG, le Conseil départemental défend l’idée qu’un placement en famille serait préférable à un placement en institution. Le syndicat estime que les faits démentent cette idée. Il décrit une opération « ping-pong » : des enfants passent du foyer à la famille d’accueil, puis reviennent en foyer. Il y voit le signe de difficultés d’accompagnement de part et d’autre.

Le syndicat avance l’hypothèse d’un choix budgétaire. Une famille d’accueil coûte moins cher qu’un foyer d’hébergement, et le Gouvernement pousse à réduire les dépenses publiques dans le secteur social. Il demande qu’une étude d’impact soit publiée. Face au chômage, à la précarité et aux violences, il appelle la collectivité à harmoniser et renforcer les différents dispositifs d’accueil plutôt que d’en privilégier un.

Des jeunes et des salariés « devant un fait accompli »

Si l’arrêt de l’activité résultait d’une mesure conservatoire liée à une procédure judiciaire, le syndicat estime que les instances judiciaires concernées devraient saisir les responsables de l’association. Il admet qu’un secret d’instruction puisse devoir être respecté. Il demande cependant que « l’inquiétude et l’angoisse » de quatorze enfants et d’une quinzaine de salariés soient aussi prises en compte.

Selon le communiqué, les jeunes filles attendent, sans l’avoir voulu et sans document officiel, un placement en famille d’accueil. Elles seraient ainsi privées des projets individuels en cours, et le syndicat va jusqu’à parler d’« enlèvement déguisé ». Les salariés, eux, perdraient peu à peu leur activité professionnelle. L’organisation appelle les autorités judiciaires et administratives à prendre des « mesures exceptionnelles et non expéditives ».

L’APISEG se dit surprise par la décision de l’ASE

Dès qu’ils ont eu connaissance du mail de l’ASE, les délégués de l’UTAS-UGTG ont contacté l’employeur. Selon le syndicat, l’APISEG se dit surprise par cette décision et affirme n’avoir reçu aucune note d’information des autorités administratives ou judiciaires.

Le syndicat évoque des rapports « dégradés » entre les services sociaux du Conseil départemental et l’APISEG, sans pouvoir dire à ce stade s’ils ont un lien avec la situation actuelle. Il prévient qu’il n’acceptera pas que les travailleurs soient « les victimes collatérales » d’un éventuel conflit entre les deux parties. Selon lui, l’association semblait se redresser financièrement et administrativement après plusieurs années de marasme. Il lui demande donc quelles sont ses marges de manœuvre et quelles actions prioritaires elle compte engager.

Les revendications de l’UTAS-UGTG

Le syndicat dit non à la fermeture du Foyer Féminin, non aux licenciements, non aux « sacrifices des jeunes et des travailleurs » et non à une « politique sociale au rabais ». « Jennès ka konté an Péyi-la », rappelle-t-il.

L’UTAS-UGTG exige :

  • l’accompagnement des salariés par l’APISEG, conformément aux dispositions du Code du travail relatives à leur santé et à leur sécurité ;
  • la tenue d’une assemblée générale extraordinaire sur la situation actuelle ;
  • un plan d’action viable pour le maintien de l’emploi des salariés de l’APISEG.

Le communiqué se conclut par un appel à la mobilisation : « An nou lité ansanm, pou nou gannyé ansanm ! »

Source : Communiqué de presse UTAS-UGTG / APISEG — Pointe-à-Pitre, 25 septembre 2026

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