Guadeloupe • Société. Santé mentale : portes ouvertes… à tous les dangers
Guadeloupe • Société. Santé mentale : portes ouvertes… à tous les dangers
Guadeloupe. Mercredi 30 septembre 2026 | CCN.
La psychiatrie en Guadeloupe reste sous tension. Des années après le meurtre d’un psychiatre par un patient en consultation, l’auteur de cette tribune estime que rien n’a changé. À Marie-Galante, le personnel d’un service psychiatrique est en droit de retrait depuis sept semaines. Aujourd’hui, un médecin a été menacé de mort. Pour l’auteur, la politique des « portes ouvertes » expose le personnel à tous les risques.
Par « On Nèg Mawon ».
Partagez sur
Partagez sur
Un drame resté dans toutes les mémoires
Hier encore, dans la mémoire des Guadeloupéens, reste le souvenir tragique de ce psychiatre tué en plein exercice par un patient en consultation.
S’en étaient suivies des réactions spontanées du personnel soignant, mais aussi de la population : une longue marche jusqu’à l’ARS pour dénoncer l’insécurité dans les hôpitaux, et plus singulièrement dans les unités psychiatriques.
Depuis, rien n’a changé. Le sentiment d’insécurité persiste. Les incidents, plus ou moins graves, se multiplient.
Marie-Galante : sept semaines de droit de retrait
À Marie-Galante, le personnel d’un service psychiatrique, déjà en situation de précarité car contractuel, a dû exercer son droit de retrait après l’intrusion d’un patient dans le service, et en est encore à sa septième semaine à ce jour. Ce n’était sans doute pas la première fois que ce genre d’incident se produisait.
Psychiatrie en Guadeloupe : un médecin menacé de mort
Aujourd’hui, c’est un médecin psychiatre qui a été agressé verbalement, frôlant l’agression physique, avec menaces de mort à l’appui. Une fois de plus, le personnel a dû se resserrer autour du médecin pour le sécuriser et l’accompagner dans le dépôt de plainte pour agression et menace de mort.
Voilà donc, une fois de plus, ce que signifie « portes ouvertes » en psychiatrie : des portes ouvertes à tous les risques, en permanence, pour le personnel.
Faudra-t-il attendre un nouveau mort ?
Faudra-t-il attendre un nouveau mort pour que les instances réagissent ? L’Ordre des Médecins restera-t-il en berne face à ces situations graves ?
Dans le contexte actuel, serions-nous paranoïaques de penser que le système colonial y est pour quelque chose, au vu de l’indifférence totale concernant la prise en charge des patients, la sécurité du personnel, de la population et des patients eux-mêmes ?
Allons-nous continuer à vivre dans la peur, ou allons-nous enfin réagir pour nous prendre en charge ?
On sèl chimen pou nou sòti la.
On Nèg Mawon.
Tribune libre de « On Nèg Mawon ».

Guadeloupe. LA PROBLÉMATIQUE DE LA VIOLENCE : une responsabilité partagée.

Alors que notre maison brûle, on veut éteindre celles des autres






