Imane Sioudan et Danik Zandwonis

Partagez sur

Actualité en Guadeloupe, Martinique, Guyane et dans la Caraïbe !

Lurel, Coriolan et les big boss du patronat  main dans la main  pour le maintien du Statu..Quolonial !

Lurel, Coriolan et les big boss du patronat  main dans la main  pour le maintien du Statu..Quolonial !

Partagez sur

Partagez sur

Les gwadloupéyens ont-ils vraiment peur de sortir du statut de « département français colonisé » et être enfin maîtres de leur destinée ?

En 2003, cette question avait été posée en d’autres termes. C’est vrai, mais la question de fond était déjà celle-ci. On s’en souvient comme si c’était hier, Victorin Lurel (PS) avait déclenché une grosse campagne insidieuse et rageuse. Double objectif : apeurer les Gwadloupéyens, pour s’assurer de leur vote, et d’autre part rassurer le pouvoir colonial.

Le résultat de ce référendum : 73 % des Guadeloupéens avaient dit NON à toute évolution.

23 ans après et en dépit des 19 congrès d’élus nous sommes toujours au même point – On trouve encore des partisans du statu quo..lonial, lurelistes avoués ou pas à ne pas souhaiter la moindre évolution.

Il y a quelques semaines, Victor Venutolo, le patron de la CGPME, et ses amis du Medef ont repris leur bâton de pèlerin pour s’opposer vent debout contre le projet « normatif et évolutif » conduit par Guy Losbar.

Curieusement Eric Coriolan, qui s’était un temps beaucoup rapproché du mouvement nationaliste, s’est objectivement allié avec le Medef et tous les opposants de Guy Losbar pour mener une campagne RS que Lurel et ses soutiens alimentent anba féy.

Losbar, qui n’a pas le choix, s’appuie sur les réunions de son Comité ad hoc, sur les 4 résolutions du dernier congrès d’élus (juin 2025), pour essayer de mener jusqu’à son terme son projet de domiciliation du pouvoir et de création d’une assemblée unique.

Losbar va-t-il faire de SON projet pour la Gwadloup un simple copié-collé des « évolutions » statutaires martiniquaises et guyanaises ? Ce serait à notre avis une erreur politique considérable.

Une autonomie insuffisante ?

Question : est-ce que le modèle d’« autonomie », qui ne dit pas vraiment son nom, est suffisant pour décoloniser complètement la Gwadloup ? La réponse ne peut être que négative.

L’expert néo-assimilationniste (donc pro statut quolonial) Pierre-Yves Chicot recommande souvent d’utiliser toutes les possibilités de l’article 73 de la Constitution française en les « adaptant » selon les besoins.

Une impasse politique

Cela dit, tant que Losbar et son entourage GUSR n’auront ni la force ni le courage de mener le combat nécessaire et réel pour sortir la Gwadloup du système colonial, nous ferons du sur place.

C’est précisément la « timidité » politique losbarienne qui facilite la tâche des réactionnaires de tous bords. Sa posture politique beaucoup trop « soft » ne contribue pas à le crédibiliser aux yeux des gwadloupéyens, déjà très défiants envers la classe politique dans son ensemble.

Losbar peut-il se radicaliser ? Il le devrait pour avoir l’autorité politique et le leadership nécessaires.

Une bataille politique et médiatique

Quand les grands patrons du business gwadloupéyen ont menti sur leur participation aux rencontres et l’ont sérieusement mis en cause sur la question du congrès et de l’évolution statutaire, la réponse de Losbar a manqué de fermeté. La bataille politique menée contre Losbar est aussi une opération de communication. Les réponses faites sont-elles suffisantes ?

Silence du mouvement nationaliste

De plus, le mouvement nationaliste gwadloupéyen, en grande faiblesse depuis des années, est resté totalement muet sur cette affaire. Politiquement, il ne pouvait aucunement venir au secours du « soldat Losbar » ni profiter de l’occasion pour remettre au centre la question de l’indépendance nationale.

Tiens, il y a bien longtemps que je n’entends plus ce mot d’ordre.

Un front commun pour le statu quo

En dépit de tous les reproches qui peuvent être faits à la démarche de Losbar, il faut tout de même reconnaître que dans son écosystème, c’est-à-dire la classe politique « départementaliste classique », il est le seul à avoir voulu faire le minimum sur la question statutaire.

Lurel et ses amis du PS, Chalus (et même Coriolan, l’influenceur des RS), sont tous sur la même ligne que les grands patrons : ils forment ensemble une sorte de Gran Sanblé pour le maintien du statu quo..lonial.

Tous ces néo-assimilationnistes ont en commun le désir de rester dans la zone de confort qu’offre le système colonial.

Mi sé la nou yé

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ccnfirst.COM

Bienvenue sur le portail

Actualité, Événements,
Bons plans des Îles du Sud
Les acteurs du développement
de la Guadeloupe de demain.
Le festival de la
bande-dessinée et du manga .
Portail Caribéen
Média et Com