Guadeloupe. LA PROBLÉMATIQUE DE LA VIOLENCE : une responsabilité partagée.
Guadeloupe. LA PROBLÉMATIQUE DE LA VIOLENCE : une responsabilité partagée.
Antilles-Guyane. Jeudi 17 septembre 2026 | CCN.
La violence gagne du terrain en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. Dans cette tribune, Gérard Bulin-Xavier appelle chaque citoyen — parents, jeunes, acteurs économiques et sociaux — à prendre sa part de responsabilité, aux côtés de l’Etat, face à ce fléau qui menace l’équilibre de nos sociétés.
Tribune par Gérard Bulin-Xavier Sociologue Antropologue
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Il n’est pas acceptable que nous laissions la violence prendre ainsi possession de nos territoires de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane.
Nous nous accorderons tous pour dire que la prévention et le traitement de la violence est une responsabilité régalienne et donc doit faire partie d’un véritable plan Marshall de la part de l’Etat, afin de prendre en compte l’importance de cette problématique, dans nos territoires soumis à d’inacceptables déséquilibres sociaux et structuraux.
Cependant, il convient d’identifier ce que doit être aussi notre part. à TOUS citoyens, politiques, parents, jeunes/adultes, acteurs économiques et sociaux, associations, etc.
Qu’il s’agisse des violences routières, domestiques/conjugales, liées au fait délictueux et criminel, nous devons TOUS nous sentir engagés dans ce combat et œuvrer pour plus de paix et sécurité en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique, tous autant que nous sommes.
Si les parents doivent absolument prendre toutes leurs responsabilités dans l’éducation, la structuration et la conduite de leurs enfants, il importe aussi que les grands-parents, les oncles/tantes, cousines/cousins se sentent aussi concernés dans la prévention et le traitement du comportement délictueux d’un des leurs.
Éduquer un enfant en 2026 demeure effectivement un défi qui nécessite un accompagnement soutenu.
S’agissant de la violence routière, en dépit de la mise en place de la notion d’homicide routier dans le code pénal ce qui devrait responsabiliser les conducteurs, il faut impérativement que chaque chauffeur fasse preuve de plus de civisme et de respect du code de la route. C’est une responsabilité éthique/morale qui engage chacun d’entre nous.
De manière générale nous savons que la violence est souvent en lien avec l’état psychologique et mental de l’individu et d’un pays. On peut donc imaginer les efforts qui doivent être faits pour que nous retrouvions une qualité de l’être-ensemble et du vivre-ensemble qui soient à la mesure des vertus de l’âme de nos pays.
L’enjeu est de taille : ou nous rétablissons l’équilibre de nos systèmes grâce à l’effort de TOUS, à nos valeurs, à nos marqueurs identitaires et aux nombreuses ressources de nos territoire, ou le risque d’une société anomique (société sans règles, sans lois, sans normes), avec des violences qui peuvent s’installer durablement, du retour à la barbarie avec en projection un pays chargé d’incertitudes sera avéré comme c’est déjà le cas dans de nombreuses régions du monde.
Certes chaque territoire dispose de ses propres ressources qu’il doit identifier et faire valoir.
La question est grave et il faut que nous nous en emparions TOUS et AUJOURD’HUI de ce fléau, pour ne pas regretter d’être restés de simples spectateurs d’un désastre sur lequel on peut encore agir.
Tribune de Gérard Bulin-Xavier
Sociologie-Anthropologie, ex prof philo.
auteur de nombreux essais :
- Embrassons-nous par milliers car nous sommes tous frères de sang
- Homo Spiritualis
- La poétique du sens de la vie à l’existence
- Of essentiality
- Pensées dé-voilées
- L’humanité reconquise
- Le ré-enchantement de soi et du mode pour gérer le chaos


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