Imane Sioudan et Danik Zandwonis

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Guadeloupe. Économie. Le Yacht Club sera-t-il détruit par le GPMG ?

Façade du restaurant Le Yacht Club à Pointe-à-Pitre, menacé de destruction par le Grand Port Autonome

Guadeloupe. Économie. Le Yacht Club sera-t-il détruit par le GPMG ?

Guadeloupe. Économie. Le Yacht Club sera-t-il détruit par le GPMG ?

Façade du restaurant Le Yacht Club à Pointe-à-Pitre, menacé de destruction par le Grand Port Autonome
Le Yacht Club, à la Darse de Pointe-à-Pitre, aujourd'hui menacé de destruction

Guadeloupe. Économie. Le Yacht Club sera-t-il détruit par le GPMG ?

Pointe-à-Pitre. Mardi 8 septembre 2026 | CCN. 

Samuel Damo a alerté sur la situation gravissime de son restaurant le Yacht Club. Une entreprise qu’il a créée à la Darse de Pointe-à-Pitre en 2011, qui est depuis quelque temps menacée de destruction par le nouveau patron du Grand Port Autonome. Les élus pointois et autres vont-ils se taire et accepter une sorte de « Kabana bis » ? On a du mal à le penser, mais la réalité est parfois têtue. (Affaire à suivre.)

Par DZ.

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Samuel DAMO

Un scénario qui rappelle Port-Louis

L’histoire n’aime pas se répéter. Et pourtant, la menace qui plane sur le Yacht Club est bien réelle et n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé à Port-Louis en juin 2025. À l’époque, l’affaire avait fait grand bruit. L’ex-maire de Port-Louis, en application stricte des règles d’urbanisme et environnementales, s’était accordé totalement avec les services de l’État français afin que le Kabana beach soit rasé. Il l’a été. Lors des dernières élections, le maire anti-Kabana a été à son tour sévèrement sanctionné par les électeurs puisqu’il a perdu son fauteuil.

Le Yacht Club face à une Autorisation d’Occupation Temporaire remise en cause

Ce qui se passe au Yacht Club est à la fois semblable et différent. Samuel Damo, en tant que chef d’entreprise, a contracté en 2011 avec les responsables du Grand Port Autonome une Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT). Et curieusement, à chaque veille de la Route du Rhum, cette AOT est remise en cause. Au point que dans un dernier courrier du DG du Port Autonome, on lui demande autoritairement de « déguerpir ».

La menace se précise donc et pourrait, si aucune solution n’est trouvée, aboutir a minima à la fermeture du Yacht Club et, au pire, à la destruction du lieu.

Entre mobilisation juridique et silence des élus

L’affaire devrait logiquement d’abord se traiter juridiquement, mais visiblement la Direction du Port autonome semble vouloir alé pli vit ki van et ne pas prendre en compte la procédure judiciaire. Alors, le Collectif de Défense Mobile (LDCM) de Hubert Quiaba, alerté, s’est saisi de ce dossier et entend tout mettre en œuvre pour défendre l’existence du YC et bloquer le processus.

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue lundi dernier, Samuel Damo s’est étonné du grand silence des élus pointois. En fait, le YC étant situé à Pointe-à-Pitre, ville dont le maire est avocat, ce dernier pourrait au moins tenter une médiation. Pour l’heure, le YC est en grand danger, sauf si…

DZ

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