Guadeloupe. Musique. Les Habissois customisent et bonifient le Bèlè traditionnel
Guadeloupe. Musique. Les Habissois customisent et bonifient le Bèlè traditionnel
Vieux-Habitants. Jeudi 6 août 2026 | CCN.
Il aura suffi d’une résidence d’artistes de 10 jours organisée dans cette commune du sud Basse-Terre, en Guadeloupe, pour qu’à partir du Bèlè, ce chant traditionnel des cueilleurs de café des époques passées, naisse un nouveau son. Ce nouveau Bèlè, qui navigue allègrement entre biguine, gwo ka et jazz, va-t-il révolutionner la mizik Gwadloup du 21e siècle ?
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On ne cessera jamais d’écrire, de répéter que le potentiel musical de la Gwadloup est définitivement sans limites. Mercredi dernier, Jules Otto, maire de Vieux-Habitants, recevait une grosse trentaine d’invités lors de la restitution d’une résidence d’artistes mise en place par Mister Nwel Kakadò, Alex Nabis et sa dauphine Marie Cossette Timothée.
1ère grande surprise
Ce ne sont pas que des chanteurs du bèlè traditionnel qui occupent l’espace scénique mais aussi une grosse douzaine de musiciens. Parmi eux Pascal Mazemba au clavier, le bassiste Jean-Michel Promeneur, mais aussi l’incontournable chanteuse Jacqueline Etienne.
La seconde surprise
Elle arrive tout de suite après la première. Le Bèlè, chant traditionnel qui accompagnait jadis les cueilleurs de café de la Côte sous le Vent (Baillif à Bouillante), s’est transformé sous nos yeux en musique. Outre les instruments à cordes et le ka, le premier titre de Bèlè Nouvelle Formule sonnait davantage comme un mix très mélodique de ka avec des accents parfois jazzy. Devant un public très attentif mais comme ébloui par la nouveauté musicale qu’il découvrait, Pascal Mazemba, ses musicos et ses chanteurs ont créé et donné une nouvelle dimension au Bèlè traditionnel. Car il faut savoir que le bèlè Gwadloup n’est rien d’autre qu’un chant qui se pratiquait lors de la cueillette du café. Le bèlè martiniquais désigne à la fois une musique, un chant, une danse et un art du conte typiques de la Martinique. Cette pratique culturelle repose sur des éléments indissociables : un tanbou bèlè, un ti-bwa qui donne le tempo, un chanteur soliste (lavwa) et son chœur (lavwa déyè), ainsi qu’un couple de danseurs qui dialogue par les gestes. Donc, hormis la dénomination, les deux bèlè ne sont que des cousins nés pendant l’époque coloniale.
Fritz Naffer (Big Band Ka), l’un de nos illustres tanbouyé gwadloupéens présent ce soir-là, a profité du show pour nous sortir un véritable scoop. En Guadeloupe, a-t-il expliqué, il existe deux bèlè : celui de la Côte sous le Vent, un chant avec des « répondè », et un autre bèlè pratiqué en Grande-Terre par des chanteurs tels que Anzale et Esnard Boisdur. Il s’agit d’une forme de récit chanté tournant en boucle pendant le travail, et chacun pouvait y ajouter son couplet ; ce bèlè pouvait alors durer presque indéfiniment.
Le mini-show auquel nous avons assisté prouve une fois de plus que la créativité — j’ai presque envie de dire le génie musical — gwadloupéen ne cesse de s’affirmer. Le son de ce nouveau Bèlè ne passera pas inaperçu. C’est une nouvelle révolution musicale qui s’annonce…
Le 18 septembre prochain, le grand public assistera au premier vrai concert prévu à l’Habitation L’Oiseau (Vieux-Habitants). Sans aucun doute, cette nouvelle musique, ces rythmes inédits créés à Vieux-Habitants dans le cadre d’une résidence d’artistes, pourrait bien s’appeler Bèlè Ka. Ka comme Kakadò !

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Tin onlo éspéryanman kiltirèl ka fèt alantou a sa granfanmi annou lésé bannou mizik, chanté, dansé, baylavwa, jé di mo, ti pawôl…
An té asisté pani lontan a on botantaj mizikal alantou a mizik Gwadloup é mizik bélè Matinik. sa té fét anba larèl a Man Marie-Héléna Laumouno é on gwoup Sentmari Matinik. Sa té bèl, sa té fô.
Tout sé fanm a Fanm Ki Ka la, ka pôté mannév an larèl a yo é an ka voyé on bèl waka lanmen ba yo tout.
ki ba Man Marie-Line Dahomey,
ki ba Yanis Torin,
ki ba Marie-Héléna Laumuno
ki ba Man Étienne
ki ba tout laréstan
gwoka la byen sizé adan lawonn a Patrimwan a linésko, fo nou fé y viv é bay balan